Propriétés immunologiques de la protéine Tat du VIH-1Suivi de Etude dosimétrique du personnel au cours des radiothérapies métaboliques

par Sophie Lancelot

Thèse de doctorat en Pathologie humaine. Maladies transmissibles et pathologies tropicales

Sous la direction de Erwann Loret.


  • Résumé

    Propriétés immunologiques de la protéine Tat du VIH-1 : Le SIDA a tué plus de 25 millions de personnes depuis sa découverte en 1981, devenant une des épidémies les plus destructives de toute l’histoire. L’infection par le VIH et la progression vers le SIDA se caractérisent par une chute du taux de lymphocytes T CD4+. L’infection par le VIH aboutit à l’apoptose des cellules voisines non infectées et des cellules infectées par le VIH. Ceci est en partie réalisé par la protéine Tat. La protéine Tat du VIH-1 est essentielle à la propagation virale en trans-activant le promoteur LTR viral mais elle agit aussi comme une toxine extracellulaire qui est sécrétée par les cellules infectées et pénètrent dans les cellules non infectées. De plus, il existe deux formes différentes de Tat dans les isolats cliniques : 86 ou 101 acides aminés. Les objectifs principaux de cette thèse étaient d’examiner le rôle de Tat dans la chute du taux de lymphocytes T CD4+ en considérant la variabilité de Tat et sa relation avec la progression ; d’étudier chez l’animal la formulation d’un vaccin avec le variant Tat Oyi comme principe actif. Considérant le rôle de Tat lors de la chute du taux de lymphocytes T CD4+ et la corrélation entre la présence d’anticorps anti-Tat et la lente ou non progression vers le SIDA, il apparaît que Tat serait une cible importante pour vaccin VIH. Un challenge SHIV avec le variant Tat Oyi, une forme longue isolée chez des patients HEPS, a été réalisé. Les macaques vaccinés avec le variant Tat Oyi et challengés ensuite avec le SHIV ne présentaient aucun virus dans les cellules réservoirs 56 jours après infection.


  • Résumé

    Etude dosimétrique au cours des radiothérapies métaboliques : La radiothérapie dite métabolique consiste à irradier des cibles tumorales au moyen de radiopharmaceutiques émetteurs β. Malheureusement, certaines pratiques médicales utilisant les radioisotopes émetteurs β sont associées à une augmentation de l’exposition du personnel de Médecine Nucléaire. Nous avons donc quantifié cette exposition dans notre service lors des traitements du carcinome hépatocellulaire par lipiodol-iode 131, des affections rhumatismales par l’yttrium 90 (synoviorthèses) et des métastases osseuses douloureuses par le Sm-EDTMP. A l’aide de frittés au FLi, les doses corps entier et aux extrémités ont été déterminées pour 25 injections de lipiodol-iode 131, 11 sessions de synoviorthèses à l’yttrium 90 et 5 traitements de Sm-EDTMP. Les doses annuelles extrapolées observées ont été certes inférieures aux limites de dose annuelle, mais non négligeables au vu de celles déjà reçues en routine lors des traitements d’affections thyroïdiennes par iode 131 par exemple. Ce travail a également permis d’évaluer l’efficacité des protocoles mis en place, de l’information du personnel et des matériels de radioprotection utilisés.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (223 f.)
  • Annexes : Bibliogr., 423 réf.. Index

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  • Disponible pour le PEB
  • Cote : P2007/AIX2/2956A
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