''Du discours amoureux à l'Autre maternel'' : le sujet aimanté
| Auteur / Autrice : | Dominique Pezet |
| Direction : | Roland Gori |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychologie |
| Date : | Soutenance en 2007 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille 1 |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de psychologie clinique, de psychopathologie et de psychanalyse (Aix-En-Provence ; 2002-...) |
| Autre partenaire : Université de Provence. Faculté des lettres et sciences humaines (1969-2011) - Université d'Aix-Marseille. Pôle psychologie et sciences de l'éducation |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Pour tout sujet, le discours amoureux paraît s'adresser à un Autre maternel, au-delà de la sexuation, comme par un symptôme d'appartenance à la pulsion de vie. Il s'agit d'entendre le discours amoureux comme un ''entre-deux'' des concepts lacaniens du discours de l'hystérique et du discours de l'analyste. Le discours amoureux porterait la langue du sujet où la méconnaissance de ce qui le cause oscille entre ce qu'il produit et la place de son désir. L'amour se supporterait d'un rapport entre deux savoirs inconscients dont la dysharmonie est radicale. Le discours rend compte d'une rencontre inter-symptomatique où la déclaration en reste à la lettre. Le symbolique du langage se dissocie alors entre symbole et symptôme qui traduisent un exil métaphorique du réel. Le discours se traduit, à l'épreuve du réel, par son impossible à dire, en convoquant pour chaque sujet le temps d'une illusion de rencontre et de suspens portant la trace de ce mirage au risque de la sexuation. L'amour devient un renoncement au narcissisme phallique jusqu'au risque de faire chuter l'appendement à l'objet ''a'', nouant désir et jouissance du sujet. L'Autre maternel, par le passage du discours amoureux comme étant celui de la langue vérifie l'appel du sujet de rester corps vivant du langage, où pourraient se conjoindre sensualité et sublimation.