Une approche critique du capital social : ''travail'' et ''interaction'' dans la théorie sociale
| Auteur / Autrice : | Nizar Hariri |
| Direction : | Renato Di Ruzza |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Cognition, langage, éducation |
| Date : | Soutenance en 2007 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille 1 |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : Université de Provence. Faculté des lettres et sciences humaines (1969-2011) |
Résumé
Comment les membres d'un groupe peuvent-ils aboutir, à travers un processus décentralisé de décision, à un accord normatif sur l'action collective ? Le problème sociologique des normes trouve son équivalent en économie dans l'échec de l'offre des biens publics. Notre thèse présente une reconstruction des liens entre l'économie et la sociologie en s'appuyant sur le concept de ''capital social''. En plus de l'intérêt matériel, le langage ordinaire se révèle comme ''medium'' des interactions sociales. Nous confrontons l'approche instrumentale de J. S. Coleman et la sociologie critique de J. Habermas aux problèmes de coordination dans le milieu du travail. A l'aide d'une enquête sur le recouvrement des créances bancaires, nous apportons une réponse ergologique à la question de la régulation sociale. En passant du langage ordinaire au langage professionnel, nous posons l'acitivité ''industrieuse'' et l'activité ''discursive'' comme cadres pertinents pour l'analyse pluridisciplinaire de l'action collective.