Contribution à la compréhension de la cuisson domestique sous pression de vapeur : étude expérimentale et modélisation des transferts, de l'évolution de la texture des légumes et du fonctionnement d'un autocuiseur

par Richard Rocca-Poliméni

Thèse de doctorat en Génie des procédés

Sous la direction de Jean Vasseur et de Denis Flick.

  • Titre traduit

    ˜A œcontribution to understanding of household cooking under vapor pressure : experimental study and modelling of transfers, vegetable texture evolution and pressure cooker working


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  • Résumé

    Cette étude porte sur la cuisson en autocuiseurs qui sont des appareils de cuisson domestiques sous pression. L’objectif principal est la compréhension de la cuisson dans un autocuiseur au travers de l’étude des transferts thermiques couplés en régime transitoire pour la température, la pression interne, la puissance de chauffe fournie, la composition de l’atmosphère de cuisson et surtout les mécanismes de transferts (conduction, convection, ébullition et condensation par exemple). Cette compréhension doit permettre une optimisation de la cuisson. Seule la cuisson de légumes, en particulier de carottes dans la phase gazeuse, est étudiée. La cuisson en autocuiseur s’effectue en trois étapes : la montée en pression, le maintien en pression et la décompression. C’est le chauffage par le bas de l’appareil initialement clos et contenant un fond d’eau qui permet une augmentation de la pression par production de vapeur. Le niveau de pression est ensuite limité par l’ouverture d’une soupape classiquement autour 1, 5 bar, soit une température de vapeur saturante de 112° C. Nous avons mis au point une méthode mécanique pour l’évaluation du niveau de cuisson par l’évolution de la texture des carottes. Ceci nous a permis par la suite de comparer différents modes opératoires pour un même niveau de cuisson final. Expérimentalement, un pilote basé sur un autocuiseur a été construit. Il permet la maîtrise de la conduite (pression, puissance de chauffe, etc. ) et un grand nombre de mesures (températures, débit sortant, composition locale, etc. ). La modélisation apparaît nécessaire pour décrire la complexité des couplages et la transition entre les différents mécanismes de transfert. Ainsi, deux modèles ont été développés : un modèle considérant des flux de matière et de chaleur entre différents compartiments (gaz, eau, paroi, aliment, etc. ) et un modèle d’écoulement et de transfert de type CFD. Ils permettent de faire des analyses que n’autorise pas l’expérimentation et d’explorer d’autres profils de cuisson en vue d’une optimisation de la conduite de l’autocuiseur. Les modèles ont été validés dans un certain nombre de cas. Les résultats obtenus permettent de comprendre l’importance de certains phénomènes comme l’ébullition et la condensation en fonction de la teneur en air résiduel. On constate que l’ensemble de la cuisson se fait principalement en conditions non-stationnaires, même pendant le maintien en pression car la fuite par la soupape provoque un appauvrissement progressif de l’air dans l’atmosphère interne. Les effets des différents évènements thermiques sur la montée en température de l’aliment ont pu être mis en évidence et quantifiés pour la plupart. Une première optimisation de la conduite est avancée pour limiter la consommation énergétique de la cuisson.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (286 p.)
  • Annexes : Bibliographie 194 réf.

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