Le refuge Vénitien : espace mythique, poétique de l'espace (1830-1848)

par Florence Brieu-Galaup

Thèse de doctorat en Lettres modernes

Sous la direction de Pierre Glaudes.

Soutenue en 2006

à Toulouse 2 .

  • Titre traduit

    A venetian refuge (1830-1848)


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  • Résumé

    Dans la culture contemporaine, Venise exerce une fascination hors du commun. Au XIXe siècle, elle est un des lieux d’élection des voyageurs. De 1830 à 1848, nombre d’écrits, textes référentiels ou œuvres de fiction, célèbrent la ville en même temps qu’ils exploitent son image. La « miraculosissima civitas » de Pétrarque offre un lieu et une Histoire singuliers, sources d’inspiration. Première ville du monde occidental, Venise est à la fois un symbole de liberté et de répression. Son urbanisme atypique, qu’accompagnent réminiscences artistiques ou légendaires, crée un sentiment hybride d’intense dépaysement et de familiarité. Tout naturellement, les valeurs du romantisme vont s’incarner dans cette ville. La République déchue, meurtrie par Napoléon, opprimée par l’Autriche, devient un espace de médiation qui fait écho aux préoccupations artistiques, politiques, morales ou religieuses des voyageurs français. Érigeant Venise en capitale du désenchantement, les artistes qui visitent la ville, à travers elle, expriment leurs hésitations, entre évasion et révolte. Sous le règne contesté de Louis-Philippe, entre deux révolutions, la ville apparaît comme un espace compensatoire, un refuge physique et intellectuel. La littérature produite s’échafaude sur constructions et déconstructions mythiques. Dans les récits de voyage - qui incluent dans notre perspective guides et mémoires – des motifs quasi identiques se répètent inlassablement. Non seulement ils manifestent une volonté de perpétuer la voix orphique du voyageur et la mémoire d’un lieu menacé de disparition, mais ils consacrent en outre Venise comme symbole de la finitude et de la condition humaines. Dans les œuvres de fiction, les mêmes thèmes et les mêmes éléments romanesques rythment des intrigues galvaudées : Venise abrite les mêmes amours malheureuses, les mêmes personnages, aristocrates ruinés et débauchés, gondoliers artistes et vertueux. Dans tous les cas, le besoin lyrique de décrire Venise apparaît irrépressible. Que les textes soient autobiographiques ou romanesques, la ville fait naître et entretient tout à la fois une aspiration au beau, voire au sublime, et une recherche utopique du bien, indissociable d’un dispositif urbain où s’incarne toute une organisation sociale. Venise offre ainsi la matière d’un renouvellement de la littérature de voyage, à partir de stéréotypes surexploités, fondés sur une saturation du sens et de la représentation.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (555 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 501-510. Index

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