Au commencement de la vie : l'enfant et son médecin dans les éthiques antiques : Mésopotamie, Grèce, Israël

par Claude Valentin

Thèse de doctorat en Théologie catholique. Théologie morale

Sous la direction de René Heyer.

Soutenue en 2006

à Strasbourg 2 , en partenariat avec Université Marc Bloch. Faculté de théologie catholique (Strasbourg) (autre partenaire) .


  • Résumé

    Les débats touchant à la question de l'enfant ou à sa forme la plus élémentaire, et paradoxalement la plus achevée qu'est l'embryon, placent l'homme dans l'actualité la plus immédiate. Il est difficile de prendre la distance nécessaire pour saisir les modes de réflexion mis en cause. A partir de ce regard critique, une étude épistémologique de l'histoire de l'enfant peut proposée, mettant en dialogue passé et présent. A travers les similitudes et les différences existant entre les civilisations de l'Antiquité, une modélisation des coutumes touchant l'enfant, le médecin et le milieu de vie est proposée. Mésopotamie, Grèce, Israël sont trois modèles de civilisation toujours en débat où les visages de l'enfant et du médecin se recomposent progressivement en feuillets jusqu'à leur représentation contemporaine. Aucune des ces trois cultures n'énonce l'enfance et l'art de guérir dans une reproduction absolue mais chacune en donne un reflet. Les différentes facettes de l'enfant que nous percevons, issues des strates de la sensibilité déposées au cours de l'Histoire, exposent l'essence de l'homme non seulement parce que l'enfant est la part dominante de nous-même mais aussi parce que cette attention portée à l'enfant révèle autant celui qui est regardé ou écouté que celui qui regarde ou écoute. Une évolution se dessine au regard de l'éthique. L'enfant esclave, vendu, ou encore objet de servitude durant l'Antiquité devient sujet d'intérêt avec Hippocrate. L'enfant malade n'est plus objet de malédiction mais sujet de recherche. Une désacralisation s'instaure dans l'art de soigner. La Bible en donne le reflet le plus éloquent, offrant à l'enfant une liberté en dehors de toute prédestination. Paradoxalement, aujourd'hui l'enfant continue d'être objet de servitude. Le siècle de la techné la plus évoluée est aussi celui des plus grands holocaustes ciblant en premier l'enfant. Identitaire et structurante, la parole qui réunit est aussi celle qui échappe, comme échappe à l'entendement le Dieu monothéiste. En cela elle est cruciale. Elle est ce temps horizontal qui unit hommes et enfants dans l'immanence et cet instant vertical qui les projette dans la transcendance.

  • Titre traduit

    At the beginning of the life : the child and his doctor in the ancient ethics : Mesopotamia, Greece, Israël


  • Résumé

    The recent debates concerning with the of the child or most elementary form, and paradoxically the most completed that is the embryo, place the man in the most immediate topicality. It is difficult to take the distance necessary to seize the reflex ion methods questioned. From this look criticizes, an epistemological study of history of the child can be proposed, putting in talk past and present. Through the similarities and the differences existing between civilizations of Antiquity, a modelling of the customs concerning the child, the doctor and the life environment is proposed. Mesopotamia, Greece, Israel are three civilization models always in debate where the child and the doctor faces are recomposed gradually in layers until their contemporary representation. None of these three cultures dos not enunciate childhood and art to heal in an absolute reproduction but each one gives a reflection of it. The various facets of the child which we perceive, resulting from the layers of the reason and the sensitivity during the history, expose the essence of the man not only because the child is the dominant share of ourselves but also because this attention paid to the child reveals as munch that which is looked at or listened as the one that looks at or listens. An evolution takes shape in comparison with ethics. The child slave, sold, or object of constraint during Antiquity becomes subject interest with Hippocrates. The sick child is not anymore object of curse but of research subject. A removal of sacred aura is established in art to look after. The Bible gives the most eloquent reflection of it, offering to the child a freedom outside of all predestination. Paradoxically today the child continues to be object of constraint. The century of techné most advanced id also that of the greatest holocausts touching in first the child. Identitaire and structuring, the word which joins together is also the one that which escapes, monotheistic god underdtanding. In that it is crucial. It is this horizontal time which links men and children in the immanence and this vertical moment which projects them in the transcendence.

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Informations

  • Détails : 3 vol. (363 f.-[Pagination multiple])
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. vol. 3 [XXIX f.)

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