Que la scène commence

par Magali Guiet

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Philippe Lacoue-Labarthe.


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  • Titre traduit

    Let the scene begin


  • Résumé

    Que la scène commence. Qui est le sujet de cette phrase ? A qui s'adresse-t-elle, d'où provient-elle ? Lorsqu'on l'entend prononcer, on attend déjà : les trois coups du brigadier, le lever de rideau, que quelque chose se passe, là devant nos yeux -spectacle ou théâtre-. La "scène" -comme espace privilégié de la représentation- est la question du "théâtre" : espace du sens, théorie, espace du jeu, drame, espace social, politique, espace cultuel, liturgie, espace de temps, histoire, espace de mort, tragédie. . Mais ce n'est pas tout : sur scène se joue la forclusion. Avec Schiller, la métaphysique du propre érige de nouveau des figures de la "véritable humanité" (peuple, génie, homme viril -tout un certain Geschlecht). Il est de nouveau décidé de la mimesis ; fatalement, au nom d'une surenchère de sens, la forclusion des représentants itinérants de l'altérité est répétée. Les "animaux", les "passifs", les "simples Hébreux", les "imposteurs", les "pseudo-comédiens", les "dégénérés" (mères et fils indignes), les "fous furieux", les "filles de rien", tous sont communément exclus, tous sont les monstres "délogés" de la scène comme de la vie" (Schiller). Mais alors, où ces gens-là ne se trouvent-ils pas ? Leur type, pourtant, n'existe pas, mais il hante assurément quelque fantasme propriétaire. Mais c'est en réalité que les représentants de la représentation (du simulacre, du faux-semblant, de la menace de la répétition du déclin) en sont marqués, chassés, déplacés, déportés, marginalisées, sacrifiés, etc. , que tous ces gens-là sont expédiés dans l'autre monde, là où nulle habitation n'est jamais possible. L'assujettissement qui se joue sur la scène du "grand destin de l'humanité" emporte ces victimes pour que la véritable scène commence. Pour rien au monde il ne faut servir, accomplir et accompagner le pire qu'annonce et prescrit la métaphysique du propre. Dans l'espace de ce monde-ci, obligation nous est faite de faire tout un monde.


  • Résumé

    Let the scene begin. Who is the subject of this sentence? Whom is it adressed to, where does it come from? As one hears it, one is already waiting: the raising of the curtain, something to happen, here, in front of one – show or theatre. The “stage” – as the very space of the representation – is the question of “theatre”: space of meaning, theory, space of play, drama, social space, politics, space of meaning, theory, space of play, drama, social space, politics, space of worship, liturgy, space of time, history, space of death, tragedy. . . But that's not it : on the stage occurs foreclosure. Along with Schiller, the metaphysics of the own erects again figures of the “true humanity” (people, genius, viril man – the whole of some Geschlecht). It is again decided of mimesis; fatefully, on behalf of an outbiding of meaning, the foreclosure of itinerant representatives of alterity is repeated. The “animals”, the “passive ones”, the “mere Hebrews”, the “impostors”, the “pseudo-comedians”, the “degenerated” (unworthy mothers and sons), the “madmen”, the “whores” & alii, all of them are commonly excluded, all of them are monsters, ousted “from the stage as well as from life” (Schiller). But then, where can those people not be found? Though, their type doesn't exist, but it's haunting for sure some landlord phantasm. But it is within reality that the representatives of representation (of sham, of false pretence, of the threat of the decline repetition) are marked with it, ousted, removed, deported, marginalised, sacrificed, etc. , that all of them are sent to the other world, where no inhabitation is ever possible. The subjection that occurs on the stage of " the great fate of humanity " takes these victims away so that the real scene begins. Nothing in the world is worth serving, accomplishing and accompanying the worst which the metaphysics of the own announces and prescribes. Within this world, we are compelled to make the whole of a world.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (316 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 307-312. Index

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TM.500.732,2006
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