Etude de l'influence de facteurs physiques (taille des particules) et chimiques (formaldéhyde) sur la réponse bronchique aux allergènes d'acariens.
| Auteur / Autrice : | Anne Casset |
| Direction : | Frédéric de Blay |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences médicales |
| Date : | Soutenance en 2006 |
| Etablissement(s) : | Université Louis Pasteur (Strasbourg) (1971-2008) |
Mots clés
Résumé
Depuis les travaux de Tiffeneau menés dans les années 40, peu d'équipes se sont intéressées à l'impact de la taille des particules sur la réponse bronchique. Pourtant, les caractéristiques aérodynamiques des particules portant les allergènes pourraient expliquer certaines différences entre les doses provoquant les symptômes en conditions réalistes et lors de tests de provocation bronchique (TPB). D'autres facteurs pourraient également intervenir comme l'exposition concomitante à des polluants chimiques ou biologiques. Nous avons d'abord étudié l'influence de la taille des particules portant l'allergène sur la réponse bronchique de sujets asthmatiques lors de 3 TPB réalisés avec des aérosols dont les particules avaient un diamètre moyen de 1,1; 5,6 et 9,7µm. Nous avons montré que pour les grandes particules (9,7µm), déposées principalement dans les voies proximales, les symptômes immédiats apparaissaient pour une dose d'allergène 8-9 fois moindre que pour les petites particules (1,1µm) à dépôt périphérique. Puis, nous avons montré qu'une exposition préalable de 30 min au formaldéhyde à une concentration proche de 100µg m-3 (valeur guide OMS) était un facteur aggravant des réponses bronchiques immédiate et tardive aux allergènes d'acariens chez des sujets asthmatiques sensibilisés. Notre travail a confirmé l'importance des voies aériennes proximales dans la réponse bronchique immédiate. Il devrait amener à reconsidérer la taille des particules utilisées lors des TPB aux allergènes et celle des médicaments inhalés. D'autre part, nos résultats ont révélé que les concentrations de formaldéhyde rencontrées en milieu domestique sont capables d'aggraver la réponse à l'allergène. Ce polluant chimique pourrait être impliqué, comme d'autres facteurs non allergéniques (endotoxines, effets biologiques propres aux allergènes) dans le développement de la réponse inflammatoire bronchique. Il conviendrait d'en limiter les émissions afin d'améliorer la qualité de l'air intérieur.