Inférence grammatical de langages hors-contextes
| Auteur / Autrice : | Rémi Eyraud |
| Direction : | Colin de La Higuera, Jean-Christophe Janodet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Informatique |
| Date : | Soutenance en 2006 |
| Etablissement(s) : | Saint-Etienne |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
L’inférence grammaticale a pour but d’étudier l’apprentissage automatique des langages formels. Jusqu’à récemment, l’attention des chercheurs s’était focalisée sur les langages réguliers et ce avec succès. Mais il est plus difficile de s’attaquer à l’apprentissage des langages hors-contextes, la classe de complexité suivante. En effet, des barrières théoriques importantes existent : la plupart des résultats théoriques sont négatifs et montrent l’impossibilité d’apprendre l’intégralité de la classe. Dans cette thèse, après avoir analysé les difficultés inhérentes à cette inférence et étudié les solutions apportées par les travaux précédents, nous proposons trois approches. La première consiste à modifier un algorithme de compression afin de structurer les exemples d’apprentissage. Nous utilisons ensuite un algorithme d’apprentissage existant capable d’apprendre l’intégralité de la classe à partir d’exemples structurés. La seconde approche repose sur un changement de représentation : nous utilisons des systèmes de réécriture de mots pour représenter et manipuler des langages hors-contextes. Nous introduisons les systèmes délimités de réécriture de mots hybrides et presque non chevauchants pour lesquels nous démontrons un théorème d’identification à la limite en temps polynomial à partir d’exemples positifs et négatifs. Une étude de la classe de langages apprise ainsi que des expérimentations sont détaillées. Le troisième travail présenté ici consiste en une restriction à une sous-classe. Nous définissons la classe des langages substituables et proposons un algorithme capable de l’identifier à la limite en temps et en données polynomiaux, à partir d’exemples positifs seulement