La réinsertion en question ?

par Mouna Salamouny Sleiman

Thèse de doctorat en Droit

Sous la direction de Geneviève Guidicelli-Delage.


  • Résumé

    La prison est une peine en ce sens qu'elle prive le délinquant de sa dimension sociale. "L'homme est un animal social", mais le véritable but c'est de faire réfléchir le condamné à des peines privatives de liberté en vue de le réadapter à la vie sociale, à lui faire retrouver cette dimension. Il y a un délit, il y a un délinquant, mais le délinquant est un membre de la société ; la délinquance apparaît alors comme un phénomène social, d'où la conception de la prison comme étant une peine que la société lui fait subir doit être en même temps, une préparation à la réintégration sociale beaucoup plus qu'une coupure avec la société. La réinsertion des délinquants emprisonnés commence en prison - ce qui nécessite une prise de conscience de la géographie et de la population carcérale, de sa répartition par délit, par sexe, par âge, par niveau social et culturel, par nationalité - et se termine après la prison. On pourrait même dire qu'elle commence bien avant la prison, dans la famille, à l'école, au travail dans les lieux de culte et se prolonge bien après la sortie de la prison. On pourrait aussi extrapoler et dire qu'elle ne se termine jamais. La problématique alors est la suivante : Qui au nom de la société doit s'interroger, œuvrer en vue de la réinsertion ? L'État ou les O. N. G ? La loi et le droit en général ou les familles et l'environnement social tout entier ? Quels sont les procédés que doivent pratiquer l'État, les O. N. G, en vue de cette réinsertion ? Dans quelle mesure les procédés connus en prison et en dehors ont été efficients d'une part, et d'autre part, les procédés de réinsertion qui sont tellement généralisés et libéralisés ne posent-ils pas la question de l'utilité de la peine de prison ? Et, à la limite, la réinsertion est-elle possible ?

  • Titre traduit

    ˜The œrehabilitation in question


  • Résumé

    Imprisonment is a punishment since it deprives the delinquent from his social dimension. "Human being is a social animal", however the real objective is to make the condemned person think of punishments that deprive him from freedom in order to rehabilitate him to social life, to make him recover this dimension. There is a crime, so there is a delinquent. However, the delinquent is a member of the society; hence, delinquency appears as a social phenomenon. This is why the perception of the prison being a punishment that society inflicts on him should be, at the same time, a preparation for social rehabilitation more than a rupture with the society. Rehabilitation of imprisoned delinquents starts at prison - thus requiring an understanding of the prison geography and population, of the allocation made there by crime, sex, age, social and cultural level, nationality - and ends after leaving the prison. We could even say that it starts well before being imprisoned, within the family, at school, at work, at places of worship, and continues well beyond walking out of the prison. We could also extrapolate and say that rehabilitation never ends. Therefore the issue is the following : Who, in the name of the society, must raise questions about rehabilitation, work for rehabilitation? The Law and the rights in general or families and the whole social environment? What should the methods used by the State and the N. G. O be with a view to this rehabilitation? To what extent the known methods, used in and out of the prison, have been efficient? Don't the rehabilitation methods that are so much generalized and liberalized raise the question of usefulness of the imprisonment punishment? And after all, is rehabilitation possible?

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (645 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 592-613. Index

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Poitiers. Service commun de la documentation. BU Lettres.
  • Disponible pour le PEB
  • Bibliothèque : Université de Poitiers. UFR Droit et sciences sociales. Bibliothèque.
  • Disponible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.