Couple et protection de la personnalité

par Julie Boisard-Petrissans

Thèse de doctorat en Droit privé et sciences criminelles

Sous la direction de Virginie Larribau-Terneyre.

Soutenue en 2006

à Pau .


  • Résumé

    L’avènement d’une société centrée sur l’individu place la quête de bonheur au rang de véritable exigence sociale. Y compris dans les relations de couple, rien ne doit venir l’entraver. Or cet individualisme militant constitue un réel obstacle à la vie à deux. En effet, la notion de lien inhérente au couple se révèle a priori antinomique de l’impératif de protection de la personnalité : à l’unité s’oppose l’individualité. Cela signifie-t-il pour autant que les aspirations identitaires caractéristiques de notre société post-moderne conduisent à ne voir dans le lien de couple que la simple association de deux individualités strictement autonomes ? Chacun perçoit presque instinctivement qu’il ne peut en être ainsi. Le couple ne laisse jamais la protection de la personnalité indifférente : à l’altération de la protection de la personnalité par le couple correspond en effet un enrichissement de celle-ci grâce au couple. La libération du mariage et la reconnaissance d’autres formes de conjugalité (concubinage et pacte civil de solidarité) ont en effet abouti à l’émergence d’un couple protéiforme, fondé sur une transcendance mesurée des personnalités, elle-même source d’un épanouissement personnel. Cette interaction à la fois négative et positive du couple sur la protection de la personnalité n’est cependant pas uniforme. Elle varie non seulement en fonction des prérogatives de défense de la personnalité (droits de la personnalité et libertés civiles), mais aussi des modes de conjugalité. Les différences entre les couples ne sont pas gommées. Elles sont au contraire révélatrices de la nature profonde de chaque forme juridique de vie à deux.


  • Résumé

    The advent of a society focused on the individual ranks the search of happiness up to a genuine social requirement. Nothing must interfere with, couple’s relations included. Such a militant individualism stands though actually in the way of living together. In fact, the notion of a tie inherent in the pair proves to be a priori antinomic with the demand of a support of personality : individuality goes against unity. Does it mean therefore that the yearnings for identity, typical of our post-modern society lead to consider the relation between woman and man as fellowship of two strictly independent individualities? Everyone can, by instinct, easily discern it can’t be so. The pair never shows any indifference to the fate of protection of personality : an enrichment of the personality, thanks to the couple, will suit to the imparing of the support of personality by the pair. This impact, both negative and positive of the couple on the protection of personality isn’t though unvarying. It differs not only according to the means of personality 5rignhts of personality and civil freedoms) but also according to ways of living together. Differences between couples aren’t obliterated. They reveal the deep motive of each way of living together.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (490 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p.434-474. Index

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  • Bibliothèque : Université de Pau et des Pays de l'Adour. Service Commun de la Documentation. Section Droit et Sciences économiques.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : UDT 2158
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