André Breton, Georges Bataille : à l'impossible tenus... : essai d'une confrontation interprétative des romans familiaux jusqu'à la seconde guerre mondiale

par Frédéric Aribit

Thèse de doctorat en Littérature et civilisation françaises

Sous la direction de Jean-Yves Pouilloux.

Soutenue en 2006

à Pau .


  • Résumé

    Ce travail s’est donné pour objectif de reprendre la confrontation entre André Breton et Georges Bataille en postulant entre eux un mode original d’échange dont l’interlocution directe n’est qu’une des modalités, et en tentant d’en éclairer les enjeux dans les champs du savoir successivement concernés. Sa démarche, diachronique, part des romans familiaux et s’achève au début de la Seconde guerre mondiale, après qu’un élan communautaire de part et d’autre s’est effondre��, ouvrant une phase totalement différente de ce même échange. Il traverse ainsi une large période de l’histoire de cette confrontation, qui passe notamment par les conditions de leur rencontre, la réception de la psychanalyse, l’évolution de leurs positionnements philosophiques ou leur inscription idéologique en marge de la gauche révolutionnaire. Cette approche générale aide à repenser notamment deux moments particulièrement critiques du débat, en l’occurrence l’apogée violent de leur désaccord de 1929-1930, et la tentative de rapprochement de 1935, sur la base d’une réactivation politique du mythe. Plus généralement, il invite à poser la question du rapport au langage et à la poésie, et questionne l’incitation à écrire en proposant également une incursion croisée dans les principales œuvres narratives de l’époque. Un tel travail, on le voit, excède lui-même la « chose littéraire » au sens strict, ou plutôt replace celle-ci au confluent d’un ensemble de domaines connexes des sciences humaines (philosophie, politique, psychanalyse, arts…), précisément là où s’ancre la réflexion globale sur l’homme que chacun des deux aura voulu mener.


  • Résumé

    The aim that has been given to this work is to start one more time the comparison between André Breton and Georges Bataille, starting from the premise of an original way of communication whose direct dialogue is but one of the forms, and trying to clarify its issues in the successively concerned fields of knowledge. Its –diachronic- reasoning starts from the family novels and ends at the beginning of World War II, after a community fervour on each side collapsed, opening a completely different period of the same exchange. It thus goes through a wide period of the history of that comparison, which, among others, deals with the conditions in which they met, how they met with psychoanalysis, the way their philosophical positioning or their ideological inscription on the fringe of the revolutionary left developed. This general approach helps think again about, among others, two especially crucial moments of the discussion, i. E. The violent climax of their 1929-1930 disagreement, and their 1935 attempt to get closer again, on the basis of a political reactivation of the myth. More generally, it invites to ask the question of the relationship to language and poetry, and questions about the incentive to write, suggesting at the same time a crossed foray into the major narrative works of the time. Such a work, as it seems, goes beyond the “literary thing” in the strict sense of the term, or rather takes its place at the meeting point of a set of topics related to the social sciences (philosophy, politics, psychoanalysis, art…), precisely where the global thought about man that each of them will have decided to lead is fixed.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (597 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p.561-577. Index

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  • Bibliothèque : Université de Pau et des Pays de l'Adour. Service Commun de la Documentation. Section Lettres.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : ULT 1113
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