Le rapport entre les femmes séropositives et la maltraitance sexuelle pendant l'enfance

par Cécile Arkhurst

Thèse de doctorat en Psychologie. Psychopathologie

Sous la direction de Anne Andronikof-Sanglade.

Soutenue en 2006

à Paris 10 .


  • Résumé

    Le nombre de personnes contaminées dans le monde par le syndrome d'immunodéficience acquise (sida) augmente chaque année. Les femmes représentent la moitié des ces cas (UNAIDS, 2003). Cependant, il y a peu de recherches générales sur les femmes séropositives et pratiquement aucun écrit sur la plan psychologique. En attendant une cure, la prévention de la transmission et l'identification des facteurs à haut risque chez les femmes sont primordiales. Cette recherche introduit l'hypothèse que l'on trouvera un pourcentage élevé de maltraitance sexuelle de l'enfant chez ces femmes. Sachant que deux effets à long terme de la maltraitance sexuelle de l'enfant sont en même temps les deux modes de transmission les plus communs: l'usage des drogues intraveineuses et les rapports sexuels sans protection, la maltraitance sexuelle dans l'enfance est présentée comme un facteur à haut risque pour attraper le virus. En partant de cette hypothèse, un système d'analyse, appelé Les Femmes Affrontant le Sida (FAS), a été créé pour identifier et expliquer les facteurs clés dans le fonctionnement de ces femmes et dans l'adaptation à leur premier trauma, la maltraitance sexuelle, et à leur deuxième trauma, le diagnostic du virus ou du sida. Sur 60 femmes évaluées, ayant un statut séropositif ou un diagnostic du sida, 59 ont avoué avoir été victimes de maltraitance sexuelle durant leur enfance. D'autres résultats (statistiques simples, corrélations, analyses de la régression) mettent en évidence d'autres facteurs dans le système FAS et éclairent les processus de base et certains composants de l'adaptation ou de la "maladaptation" aux traumas chez les femmes séropositives ou vivant avec le sida. Les données soulignent le besoin d'une intervention psychologique auprès de ces femmes malades pour améliorer leur adaptation au virus, mais aussi l'urgence d'une intervention auprès des adolescentes et femmes non porteuses du virus mais abusées sexuellement dans leur enfance, car elles forment une nouvelle population à haut risque d'attraper le virus. De cette façon, on pourrait enrayer la propagation de ce virus dévastateur.

  • Titre traduit

    The relationship between HIV positive women and childhood sexual abuse


  • Résumé

    The number of people infected worldwide with the Acquired Immune Deficiency Syndrome (AIDS) increases each year. Women account for half of these cases (UNAIDS, 2003). However, there are few studies about women and AIDS in general, and there is virtually nothing written from a psychological perspective. While we await a cure, the prevention of transmission and the identification of high-risk factors for women are paramount. This study introduces the hypothesis that one will find a high percentage of childhood sexual abuse among these women. Since we know that two long-term effects of childhood sexual abuse are at the same time the two most common modes of transmission: intravenous drug use and unprotected sexual intercourse, childhood sexual abuse is presented as a high-risk factor for contracting the virus. Using this hypothesis as a starting point, an analytical model, called Women Confronting AIDS (WCA), was designed to identify and explain the key factors involved in the overall functioning of these women and in their adaptation to their first trauma, childhood sexual abuse, and to their second trauma, a diagnosis of HIV or AIDS. Of the 60 women evaluated, each having either an HIV positive status or a diagnosis of AIDS, 59 disclosed having been a victim of sexual abuse during their childhood. Other results (simple statistics, correlations, analyses of regression) support other factors in the WCA model and clarify the fundamental processes and certain components of adaptation or “maladapation” to trauma in HIV positive women or women living with AIDS. The results highlight the need for a psychological intervention to ameliorate their adaptation to the virus, but also the urgent need for an intervention with teenage girls and women who are HIV negative but were sexually abused during their childhood, because they constitute a new population at risk for contracting the virus. In this way, it may be possible to slow the spread of this devastating virus.

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  • Détails : 1 vol. (430 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 173-183

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