La renaissance féerique dans les contes et les tableaux de fées en Grande-Bretagne de 1840 à 1870

par Anne Chassagnol

Thèse de doctorat en Langues, littératures, et civilisations des pays anglophones

Sous la direction de Jean-Jacques Lecercle.

Soutenue en 2006

à Paris 10 .


  • Résumé

    Entre 1840 et 1870, la fée, longtemps bannie du territoire britannique, s'impose dans bien des domaines, notamment dans le conte et dans la peinture. La plupart des grands romanciers victoriens, comme Charles Dickens, William M. Thackeray, ou encore John Ruskin, publient des contes de fées. Le motif de la renaissance, voire de la naissance paraît commun à de nombreuses œuvres. Cette étude comparative a pour but d'expliquer les modalités de ce retour féerique, plus tardif que dans les autres pays, néanmoins si caractéristique de la culture britannique. Cette thèse vise à mettre en lumière toute l'originalité d'une telle renaissance qui semble marquée par un paradoxe : d'une part, la féerie victorienne évoque avec nostalgie un âge d'or perdu, rural et pré-industriel, et dans le même temps, elle se nourrit des multiples découvertes scientifiques de l'époque, comme la biochimie, la géologie, la médecine, la botanique ou encore l'entomologie. Loin d'être coupée du monde dans lequel elle émerge, la féerie s'en inspire et s'en rapproche plus que jamais, comme si elle était devenue le dernier domaine pouvant encore échapper aux équations scientifiques. Le conte est souvent intimement lié à la peinture; nombreux sont les peintres qui s'inspirent de l'œuvre de Shakespeare. Parallèlement, les contes présentent une véritable dimension picturale. La représentation de la fée oscille entre visibilité et invisibilité, lisibilité et illisibilité, lui permettant de s'adresser à plusieurs types de lecteurs ou de spectateurs, parfois aux frontières de l'érotisme.

  • Titre traduit

    ˜The œfairy renaissance in tales and paintings in Great-Britain between 1840-1870


  • Résumé

    Between 1840 and 1870, the fairy, long banished from Britain, exerted itself in a number of fields, notably in tales and in paintings. The majority of the great Victorian novelists, such as Charles Dickens, William. M. Thackeray and John Ruskin published fairytales. The motif of the renaissance, that of revival or even birth, appears in numerous works featuring fairy themes. This comparative study aims to explain the modalities of the return of the fairy, which occurred much later than in other countries, but is nonetheless characteristic of British culture. This thesis seeks to bring to light the originality of a renaissance that seems paradoxical. On the one hand, the Victorian fairy nostalgically evoked a lost golden age, both rural and pre-industrial; on the other hand, it was nourished by numerous scientific discoveries of the period, such as in biology, geology, medicine, botany and entomology. Far from being cut-off from the world in which it emerged, the fairy is inspired and has never been closer to it, now providing a final bastion that refuses to yield to the power of scientific equations. Text and image are intimately linked in this field. Numerous artists were inspired by the work of Shakespeare and, similarly, fairy tales exhibit a pictorial dimension. The representation of the fairy oscillates between visibility and invisibility, the legibility and illegibility, enabling it to address several types of readers or viewers, often at the frontier of eroticism.

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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2010 par P. Lang à Frankfurt, Berlin, Bern

La renaissance féerique à l'ère victorienne


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La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 2 vol. (415, 37 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 385-396. Index

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  • Bibliothèque : Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T 06 PA10-64 (1-2)
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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2010 par P. Lang à Frankfurt, Berlin, Bern

Informations

  • Sous le titre : La renaissance féerique à l'ère victorienne
  • Dans la collection : Publications universitaires européennes , 447
  • Détails : 1 vol. (XIV-348 p.-27 p. de pl.)
  • ISBN : 978-3-03911-757-4
  • Annexes : Bibliogr. p. [317]-333. Index
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