Une poétique des repères : propositions pour une architecture des repères comme mode d'habiter l'espace

par Laurence Kimmel

Thèse de doctorat en Philosophie. Esthétique

Sous la direction de Maryvonne Saison.

Soutenue en 2006

à Paris 10 .


  • Résumé

    Certaines configurations de formes architecturales contestent une notion idéaliste de l'espace et du temps, et créent une multiplicité de cellules espace-temps. Le rapport au monde qui se définit dans cette exploration par touches, par creusements successifs de l'espace du paysage, est celui du choix des temporalités dans notre rapport aux choses. Bien qu'affirmant leur géométrie linéaire (des lignes droites et des surfaces planes qui priment sur la matière), les lignes narratives se répondent, et ce sont des styles de chemins qui se dessinent. Le repère apparaît comme élément figural prépondérant, sans qu'une forme précise ne soit matériellement le point de centration de la vision. Cette cristallisation a-centrée du repère est une structure spatiale et temporelle fragile et furtive, mais l'espace entre les repères acquiert ainsi un sens pour le regardeur. La coexistence entre les repères dans la perception permet la construction de chemins complexes de développement de l'espace. Par cette esthétique des repères, les formes n'apparaissent pas seulement dans leur présence monumentale, mais aussi par leur capacité à créer des espaces entre formes. Le repère définit plus qu'une différence de profondeur, mais une articulation entre différents espaces. Il signifie la distance aux formes et la manière d'habiter l'espace interstitiel. La visibilité est un potentiel, une qualité qui habite non pas les choses mais provient d'entre les choses. Par le repère, c'est la relation entre formes dans l'espace qui donne son sens à l'appréhension.

  • Titre traduit

    Poetics of markers : proposal for an architecture of markers as method for inhabiting spaces


  • Résumé

    Certain configurations of architectural forms question an idealistic notion of space and time, and create a multiplicity of "space time cells". The relation to the world which is defined in this exploration by successive touches, by opening up the space of the landscape, is that of the choice of temporalities in our relation to things. Although affirming their linear geometry (straight lines and plane surfaces which surpass the material), the narrative lines answer to each other, and styles of paths take shape. The marker appears as the dominating figural element, without a specific form centralizing the vision. This non-centred crystallization of the marker is a fragile and furtive spatial and temporal structure, and thus space between the markers acquires a meaning for the viewer. The coexistence between markers in perception allows the construction of complex ways of development of space. By this aesthetics of markers, the forms do not appear in their monumental presence only, but also by their capacity to create spaces between forms. The marker defines more than differences in depth, but an articulation between various spaces. It means the distance to forms and the manner of living interstitial space. The visibility is a potential, a quality which does not lie in things but comes from between things. With the marker, it is the relation between forms in space which gives its meaning to the apprehension.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (351, 50 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 327-344

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  • Bibliothèque : Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T 06 PA10-57 (1-2)
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