Style, temps, architectureOu L'éternel retour de l'enjeu stylistique

par Pierre Bourlier

Thèse de doctorat en Architecture

Sous la direction de Jean-Louis Cohen.

Soutenue en 2006

à Paris 8 .


  • Résumé

    « Le style c’est l’époque d’abord » peut-on lire dans le Traité de Léonce Reynaud (1850), citation à laquelle fait écho cette autre déclaration plus tardive de Peter Behrens : « Faire de l'architecture c'est donner corps à l'esprit du temps » (1913). Les deux auteurs architectes partagent cette idée du temps incarné dans l’architecture, produit d’une Zeitwille telle que l’appelle aussi Ludwig Mies van der Rohe. Mais tandis que pour l’un le style est le vecteur de l’expression de la temporalité, pour l’autre, c’est au « faire » qu’il revient de former cet être au temps. Davantage, Behrens appartient à un mouvement générationnel « moderne » qui, précisément, se reconnaît à travers un rejet unanime et international des problèmes stylistiques. Comment expliquer que la question de l’historicité de l’architecture fut abordée une première fois avec le style, puis une seconde fois en radicale opposition à lui ? Plus généralement, en quoi les discours sur le style renseignent-ils sur le rapport de l’architecture au temps ? Cette thèse voudrait apporter quelques éclairages sur ces questions par l’intermédiaire d’une enquête généalogique sur le concept moderne de style.

  • Titre traduit

    Style, time and architecture or The eternal return of the stylistic stake


  • Résumé

    “Style is time first” writes Léonce Reynaud in his Traité d’architecture (1850). This quotation is later echoed by this other declaration of Peter Behrens: “making architecture is to give body to the spirit of the time” (1913). Both share this idea of time embodied in architecture conceived as a product of a Zeitwille as Ludwig Mies van der Rohe also calls it. But while the style for one is the vector of the expression of temporality, it is the “making” that is intended to give such a temporal existence for the other. Moreover, Behrens belongs to a “modern” generational movement which, precisely, recognizes itself through a unanimous and international rejection of the stylistic problems. How can we explain that the question of the historicity of architecture was tackled once with the idea of style, then a second time in radical opposition to it? Generally speaking, what does the debate on style tell us about the relationship between architecture and time? This thesis would like to give some answers to these questions with the help of a genealogical investigation on the modern concept of style.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (424 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 401-420. Notes bibliogr. Index

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  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
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  • Cote : TH 2366

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  • Disponible pour le PEB
  • Cote : MFiche 223/4093
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