La voie de la broderie entre Orient et Occident : art et vie spirituelle dans les ''rides'' du temps
| Auteur / Autrice : | In Sook Lim |
| Direction : | Jacques Morizot |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Esthétique, sciences et technologie des arts |
| Date : | Soutenance en 2006 |
| Etablissement(s) : | Paris 8 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Le point de départ de la recherche trouve sa source dans un environnement proche de l’art textile autour de la question du motif, à la frontière entre le décoratif et l’expression plastique répertoriée dans les catégories de l’art contemporain. Le choix de la voie de la broderie a été l’axe déterminant pour explorer un parcours semé d’obstacles liés aux a priori sur « les travaux d’aiguilles » et la condition de femme-artiste qui « brode ». Le positionnement de ces travaux s’inscrit dans le prolongement de démarches d’artistes qui ont, tout au long du 20e siècle, bousculé les hiérarchies en art et remis en cause l’usage des techniques, des matériaux et des procédures. Il prend en compte également l’évolution de l’ornementation, traversée d’une « volonté d’art » inscrite dans les problématiques autour de décoratif. Le geste de la brodeuse, de la machine à coudre aux logiciels, qui nous conduit au « tableau brodé », est lié existentiellement à un parcours de l’Orient à l’Occident. Il est nourri d’une expérience spirituelle attachée aux principes harmoniques qui structurent l’univers des formes par l’articulation entre mouvement et mobilité, vide et plein, ordre et désordre, organique et inorganique, apparition et disparition. Par « le pouvoir magique des aiguilles », le projet de recherche est d’établir un pont qui relie « l’art des rides » et « l’unique trait de pinceau » de la tradition picturale chinoise à la situation de l’art et des pratiques contemporaines.