Rôle des adénylates cyclases pendant le raffinement des projections rétiniennes

par Xavier Nicol

Thèse de doctorat en Neurosciences

Sous la direction de Patricia Gaspar.

Soutenue en 2006

à Paris 7 .

  • Titre traduit

    Oncogenesis of t-cell prolymphocytic leukemia


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Les projections rétiniennes ont une organisation topographique précise au sein de leurs cibles primaires principales, le corps genouillé latéral dorsal (CGLd) et le colliculus supérieur (CS). D'une part, les projections en provenance des deux yeux sont ségrégées dans les cibles, et d'autre part les projections de chaque œil forment des cartes qui respectent la rétinotopie. L'acquisition de cette organisation se fait en différentes étapes au cours du développement. Après une phase d'exubérance, les axones rétractent leurs branches ectopiques. L'AMPc est un des acteurs importants de cette étape de raffinement. La synthèse d'AMPc par l'adénylate cyclase 1 (AC1) est requise pour la formation de cartes rétiniennes précises. Il existe neuf autres isoformes d'AC capables de synthétiser l'AMPc. Nous avons évalué le rôle des AC transmembranaires (AC1 à 9), et étudié les mécanismes d'action et de régulation de I'AC1 pendant le développement des projections rétiniennes. Nous avons identifié 4 AC fortement exprimées dans la rétine ou dans ses cibles et qui sont donc susceptibles de jouer un rôle dans le raffinements des cartes rétiniennes : Les AC1, AC2, AC5 et ACS. L'étude des projections rétiniennes des souris invalidées pour les gènes des AC1, ACS et ACS, nous a permis de montrer que seule I'AC1 est requise pour l'organisation de ces projections. Afin de déterminer le mode d'action de I'AC1, nous avons développé un système de culture qui mime le développement des projections rétiniennes dans le CS. Grâce à ce modèle, nous avons pu montrer de façon claire que I'AC1 est importante au niveau des cellules ganglionnaires de la rétine (CGR) mais pas au niveau des cellules cibles. La rétraction des branches ectopiques des axones rétiniens est initiée par des molécules de guidage répulsives : les éphrines A. La réponse des axones à ces signaux de guidage peut être séparée en deux phases : un « collapse » du cône de croissance suivi d'une rétraction axonale. Nous avons montré que I'AC1 est requise pour la rétraction mais pas pour le collapse induit par les éphrines A. L'activité spontanée générée dans la rétine est aussi un acteur important lors du raffinement des cartes rétinotopiques. Comme I'AC1 est stimulée par la dépolarisation, nous avons étudié le rôle de l'activité électrique dans les phénomènes de rétraction dépendants de I'AC1. Nous avons montré qu'au moins une part de l'effet de l'activité nerveuse ne dépend pas de la transmission synaptique et est donc cellulaire autonome. L'activité est requise pour la rétraction des axones rétiniens en réponse aux éphrines A. Ce rôle permissif de l'activité pour la rétraction axonale passe par la génération d'augmentations périodiques des niveaux d'AMPc dans les cônes de croissance. Ainsi, nous avons montré que pendant le raffinement des cartes rétiniennes, des oscillations de niveaux d'AMPc générés par l'activité spontanée de la rétine sont nécessaires à la rétraction des axones rétiniens induite par les éphrines A. Ces oscillations sont probablement liées à l'activité cyclique de I'AC1, car il s'agit de la seule adénylate cyclase dont le rôle est démontré pour le développement des cartes rétinotopiques.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (161 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TS (2006) 186
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