Timidité de Jean-Jacques Rousseau : écriture et vérité dans les confessions, les dialogues et les rêveries

par Hélène Camus

Thèse de doctorat en Histoire et sémiologie du texte

Sous la direction de Éric Marty.

Soutenue en 2006

à Paris 7 .


  • Résumé

    La timidité chez Rousseau est un objet d'étude paradoxal puisque définie (entre autres) comme ce qui ne saurait par essence s' énoncer, mais aussi comme ce qui, se dérobant ouvre dans ce mouvement même, vers le vrai, en tant que travail auto-réfléchissant de celui-ci sur lui-même, tel que délimité et produit par la fiction de l'origine opposée par Rousseau à l'anthropologie dominante de son époque. Cet objet est travaillé à la fois comme tel et dans ses effets heuristiques pour la compréhension de la pensée et de la pratique de la langue chez Rousseau : il y ouvre en effet sur une redéfinition de l'amour de soi dans un rapport avec l'amour d'autrui, sur une position de la problématique du manque comme émergence d'une sémiotique de la valeur,sur une réinterprétation de la mémoire et de l'involontaire comme procès et langage, sur une réévaluation de l'enjeu théorique de la catégorie de " langue des signes " et de ses rapports avec l'écriture (timidité et langue des signes - celle-ci exprimant celle-là - sont conçues comme " reliant l'autobiographie et le système "), ou encore sur une mise en perspective du différé de l'écriture " in absentia " caractéristigue de la position rhétorigue de Rousseau, à travers la figure de la prosopopée. Se trouve ainsi exposé un " dispositif timide ", la logigue singulière du " peu " au travers notamment de l'image du " léger mouvement " travaillant dans toute l'œuvre (principalement comme dialogue) à modifier le fonctionnement du système énonciatif, particulièrement la place du lecteur en instaurant celui-ci comme signe -corrélé à ceux de renonciation timide- d'une subjectivité universelle.


  • Résumé

    Timidity is a paradoxal object since it is defined as something wich essentially cannot express itself, but also as something wich, concealing itself, in that precise mouvement, open towards thruth working itself reflectively as something at last, delimited and produced by the fiction of the origin opposed by Rousseau to the dominant anthropology of his time. This object is questionned at the same time in its heuristic effects for comprehension of the language's thought and practice in Rousseau's work. It opens indeed inside Rousseau's work : on a redefinition of the self-love in a relationship with the love of others, on a position of the problems a the Iack as emergence of the semiotics of the value, on a reinterpretation of the memorv and the involuntary like effect and language, on a reevaluation of the theoretical stake of the category of " language of the signs " and of its relations with writing (timidity and language of the signs - this one expressing that one - are conceived as " joining together the autobiography and the System "), or also at the prospect of delaved-actior of writing " in abstentia " characteristic of Rousseau's rhetoric position through the figure of prosopopeia. Is thus exposed a " timidity's device ". Singular logic of " few " (among others through the image of " light mouvement ") acting in Rousseau's entire work (particulary as dialog) to modify the opération of the enunciative System, specially the place of the reader by founding this one like a sign -joigned to the signs of timid enunciation- of an universel subjectivity

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Informations

  • Détails : 1 vol. (456 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury

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  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TL (2006) 011

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  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MC 9273
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