Le masque énigmatique dans La Comédie humaine
| Auteur / Autrice : | Gisèle Suranyi |
| Direction : | Jacques Noiray |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Lettres modernes |
| Date : | Soutenance en 2006 |
| Etablissement(s) : | Paris 4 |
Mots clés
Résumé
Contre toute attente, le masque occupe une place prépondérante dans le roman balzacien. Dans les oeuvres de maturité,on remarquera qu'il existe une inadéquation entre la réalité et les apparences. Les personnages ont perdu leur transparence pour devenir obscurs, indéchiffrables et énigmatiques. Dans la société balzacienne faite d'illusions et de mensonges, le vrai n'existe pas en dehors du concensus tacite qui lui donne ce nom. Le masque s'impose donc et devient une constante. Le personnage doit jouer un rôle. L'art de paraître devient alors un savoir-faire indispensable. Marque satanique, le masque, source du Mal, provoque la destruction de l'individu et la déchéance de la société. Au sein du mysticisme balzacien, par un système mystico-physiologique, le masque se révèle être une transcription du monde surnaturel dans le monde naturel: une iconographie de l'Invisible. La résolution du masque-énigme apporte un nouveau savoir, notamment métaphysique. Par ailleurs, le masque énigmatise le récit et impose au romancier un nouveau procédé littéraire où prédomine le mystère et l'art du suspens. La forme énigmatique, forme autoritaire, structure tout le récit dans un jeu ludique.