Egée et Italie méridionale dans la deuxième moitié du second millénaire av. J. -Chr. : l'archélogie d'un mythe à travers la mémoire d'anciennes écritures

par Isabelle Martelli

Thèse de doctorat en Histoire de l'art et archéologie

Sous la direction de Alexandre Farnoux et de Mario Negri.


  • Résumé

    Dresser un bilan archéologique des recherches de ces vingt dernières années nous a semblé nécessaire tant les données de terrain sont en constante évolution en Italie méridionale. Ces récentes trouvailles, rondelles et tessons gravés (Monte Grande), ne pourraient-elles pas cons-tituer les «realia» de navigations commerciales égéennes ? La documentation céramique agri-gentine nous semble constituer un appui à la « légendaire » thalassocratie crétoise. L’épisode de Minos en Sicanie pourrait se placer à la période finale de la culture de Castelluccio comme le suggérait L. Bernabò Brea. Complémentaires à ce cadre d’échanges nous disposons des trouvailles du village préhistorique de Portella et de l’archipel éolien. Les nouveaux «contras-segni» de Portella viennent confirmer les connaissances du corpus céramique de l’archipel. Les deux tessons de pithoi égéo-chypriotes retrouvés à Portella permettent d’insérer ces contenants dans un cadre d’échanges vers l’occident. La découverte à Briatico (Vibo Valen-tia) d’un sceau de «type minoen» (mobilier funéraire) attesterait pour la Calabre également des échanges avec le monde égéen. La présence dans le mobilier funéraire de figurines dites à cloche avec fusaïoles du Protogéométrique et Géométrique (Attique et Eubée) nous porte à croire à l’existence d’une divinité dédiée au tissage. Cette divinité qui serait documentée dans le monde grec (figurine « à cloche » provenant de la Béotie) nous conduit à retenir l’hypothèse proposée par M. Maaskant Kleibrink d’une «House of Weaving» et d’une divinité du tissage à Francavilla Marittima dés la fin du VIIIe s. Av. J. -Chr. Les labyrinthes des poids de tisserands de F. Marittima témoignent la complexité des échanges avec le monde grec.

  • Titre traduit

    Aegean and southern Italy in the second half of the second millenary B. C. : the archeology of myth through the ancients scriptures memory


  • Résumé

    Summing the archaeological achievement of these last twenty years seems necessary as field-work data are in constant evolution in Southern Italy. Potsherds founded in Monte Grande site (Agrigento) could be the «realia» of Aegean maritime trade. This documentation seems to support the «legendary» Cretan talassocracy. The Portella prehistoric village, in Salina (Eolian island), is complementary to this exchanges framework. The Egeo-Cypriot pithoi pot-sherds are part of the traffic towards the West. Monte Grande and Eolian archipelago en-graved potsherds could illustrate through Aegean cultural «signs» the historical substratum of these legends. We shall side with those who think that the historical element creates the myth and not the opposite. In Briatico (Vibo Valentia), a Minoan type seal discovery, would attest as well, the precocity of links between Calabrian emergent groups and Aegean world. In At-tica and Eubea, the presence of Protogeometric and Geometric bell-shaped figurines with spindle whorls leads us to believe in the existence of a divinity dedicated to weaving (Beotian bell-shaped figurine) and to maintain the M. Maaskant Kleibrink hypothesis of a House of Weaving and a weaving divinity in Francavilla Marittima in the late VIIIth century B. C. We found possible traces of this worship in Mycenaean and Minoan periods. Weaver weights of Francavilla Marittima with their labyrinths testify the complexity of these cultural exchanges. The Bérard observation which principal legendary centres (Lagaria), most of them obscure lo-calities that were not directly colonized may have today a historical base if we consider the sanctuary of Athena in Francavilla Marittima (not far from the Greek Sybaris).

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  • Détails : 3 vol. (185, [ca 200], [ca 200] p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 289-336. Index

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