Le système politique de Oaxaca (Mexique) et la représentation politique des indigènes

par Lourdes Morales

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Georges Couffignal.

Soutenue en 2006

à Paris 3 .


  • Résumé

    La thèse vise à montrer que le système politique de l’État de Oaxaca au Mexique est de type gouvernorat, suivant en cela la tradition présidentialiste et le système du régime du parti hégémonique, qui ont dominé le système politique mexicain et conditionné l’action de ses principaux acteurs. L’approche néo-institutionnelle de l’école de Heidelberg et les théories sur les nouveaux mouvements sociaux permettent d’analyser les liens entre le système politique local et les revendications de participation et de représentation politique des indigènes. Ces deux pensées éclairent la mise en place des mécanismes institutionnels d'ordre multiculturel, visant au renforcement des droits politiques des indigènes et produisant des effets divers - comme les élections municipales par "us et coutumes" ou la création d'un parti politique indigène. La modification des relations entre les différents niveaux de gouvernement (pouvoirs publics-municipe-communauté) et le renforcement de l’autonomie politique des municipes à population indigène s'inscrivent également dans cette dynamique. Toutefois, ces changements ne transforment pas en profondeur la nature du système politique de Oaxaca : les mécanismes de contrôle politique, le déséquilibre entre les pouvoirs publics et la structure centrale du système évoluent peu. C'est ce que révèle l'alternance à la présidence de la République en 2000, qui, bien que provoquant un bouleversement dans la relation États-Fédération, n'empêche pas moins la persistance des "discontinuités" démocratiques et des enclaves autoritaires dans un pays marqué par les différences sociales, culturelles et économiques.

  • Titre traduit

    The political system of the State of Oaxaca (Mexico) and ethnic political representation


  • Résumé

    This thesis aims at showing that the political system of the State of Oaxaca in Mexico is of gubernatorial type, in thus following a presidentialist tradition and the system of the hegemonic party, which dominated the Mexican political system and conditioned the action of its principal actors. The new-institutional approach of the school of Heidelberg and the theories on the new social movements make it possible to analyze the links between the local political system and the demands for participation and political representation of the indigenous groups. These two methods show how the institutional mechanisms of a multicultural nature, aiming for a reinforcement of the indigenous’ political rights - such as the "customary" local elections or creation of an ethnic political party - were put in place. The modification of the relations between the various levels of government (public-municipe-community powers) and the reinforcement of the political autonomy of the municipes with indigenous population also fit in this dynamics. However, these changes do not transform the nature of the political system of Oaxaca in-depth: the mechanisms of political control, the imbalance between the authorities and the central structure of the system evolved little. It is what reveals the change of presidential regime in 2000, which, although causing an upheaval in the relationship State-Federation, does not prevent the persistence of democratic "discontinuities" and authoritative enclaves in a country marked by social, cultural and economic differences.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (572 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 484-510

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