Poétique de Aurelio Arturo

par Nora Beatriz Restrepo

Thèse de doctorat en Études hispaniques et latino-américaines. Espagnol

Sous la direction de Claude Fell.

Soutenue en 2006

à Paris 3 .


  • Résumé

    Le présent travail se proposait d’explorer comment Aurelio Arturo définit son discours et comment, en ce faisant, il se définit comme sujet. Nous avons recours dans ce but à la théorie du langage de Henri Meschonnic, dans notre chapitre III, « La poétique de l’histoire : quelle histoire ? ». Le chapitre I, « La poétique de l’origine », formule une lecture assez différente, celle d’une poétique basée sur une conception instrumentale du langage. Ainsi, notre itinéraire ici est marqué par les mots origine et histoire. Nous sommes passés de la question du contenu, illustre�� par les phrases nominales, à celle de l’historicité des vers arturiens, c’est-à-dire au travail sur le langage qui se fait par l’accentuation, la répétition de phonèmes, les contre-accents, les chaînes prosodiques. C’est-à-dire que nous sommes passés d’une conception du langage basée sur la théorie du signe de Sausurre à une critique du rythme conçue comme une vision du monde dérivée de l’inscription du langage dans le sujet. Le chapitre II, « Une poétique qui interroge la tradition », fait la transition entre l’origine et l’histoire. La tradition se manifeste ici sous forme du système de versification, de poèmes isosyllabiques, de vers canoniques comme l’alexandrin, de rimes consonantes et assonantes. Le questionnement de la tradition est exploré dans les vers d’Arturo dans le cadre des réflexions d’Octavio Paz sur ce qu’implique le fait de convoquer ce système de versification, tout en prenant distance par rapport à lui. Notamment par l’emploi de procédés —comme l’enjambement ou les tissus phoniques— qui ignorent les pauses qui définissent le vers. Ou alors, comme les chaînes prosodiques qui permettent, dans le chapitre III, de lire ce questionnement des pauses comme la condition de l’apparition du vers libre, et donc de l’inscription de cette poésie dans l’histoire de la poésie, dans les mouvements qui conduisent au surgissement de la poésie moderne.

  • Titre traduit

    The poetics of Aurelio Arturo


  • Résumé

    This research has attempted to explore how Aurelio Arturo defines his discourse and how, in doing so, he defines himself as subject. This goal has been pursued with the help of Henri Meschonnic’s theory of langage, in our chapter III, “The poetics of history: what history?”. A very different reading appeared in chapter I, “The poetics of origin”, a poetics based on a conception of language as instrument. Thus, our itinerary here is marked by the words origin and history. We have shifted from exploring the contents of the poems to exploring the historicity of Arturo’s verses, that is, the work carried out by the poet on language, through his handling of stress, recurring phonemes, counter-stresses, prosodic chains. We have moved, in fact, from a conception of language based on Saussure’s theory of the sign to a critique of rhythm conceived as a world view derived from the inscription of language in the subject. Chapter II, “A poetics which questions tradition”, marks the transition between origin and history. Tradition is illustrated in these poems by the system of versification, by isosyllabic poems, canonical verses such as the alexandrine, or consonantic or assonantic rhymes. It is questioned in ways which we identify thanks to Octavio Paz’s reflections on the implications of calling up this system and at the same time setting it at a distance, in particular by the use of strategies (such as the run-on line or fabrics of sound) that ignore the pause which defines the end of the verse. Or else the prosodic chains which allow us, in our third chapter, to interpret this ignoring of pauses as the condition for the appearance of free verse. And the condition for the inscription of Aurelio Arturo’s poetry in the history of poetry, in the movements which lead to the birth of modern poetry.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (398 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 362-376. Index

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