L'application de la convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes en Amérique latine : le cas des droits reproductifs et sexuels en Bolivie

par Virginie Rozée Gomez

Thèse de doctorat en Droit public

Sous la direction de María-Eugenia Cosío-Zavala.

Soutenue en 2006

à Paris 3 .


  • Résumé

    En 1979, l’Assemblée Générale des Nations Unies adopte la Convention sur l’Elimination de toutes les Formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDAW), qui engagent les Etats signataires à mettre en place et appliquer des mesures légales visant l’égalité homme-femme et l’élimination de la discrimination de genre. Les Etats d’Amérique Latine ont tous ratifié la CEDAW, convention qu’ils ont intégrée à leur droit interne. Des mesures ont été adoptées, des lois ont été votées, des institutions ont été créées dans la région. Mais des discriminations normatives persistent, et l’égalité de droit des femmes est en constant décalage avec leur égalité de fait. Des facteurs idéologiques et pragmatiques, tels que les stéréotypes culturels, la vulnérabilité féminine, conditionnent toujours la situation des femmes latino-américaines. En ratifiant la CEDAW, et plus tard les Programmes d’Action du Caire et de Beijing, la Bolivie reconnaît les droits humains des femmes dans les différentes sphères sociales et politiques, et notamment leurs droits reproductifs et sexuels. Le pays note alors d’importantes avancées politiques et symboliques en matière de genre, de reproduction et de sexualité féminines. Mais la répercussion et la réappropriation des droits humains en général, des droits reproductifs et sexuels en particulier, par les femmes boliviennes, pacéniennes et alténiennes notamment, rencontrent toute une série de barrières politique, sociale, culturelle et médicale. L’influence catholique et machiste, les patrons socioculturels, la pénalisation de l’avortement, l’ignorance des droits et le faible ‘empowerment’ des femmes leur confèrent peu d’autonomie dans leurs décisions reproductives et sexuelles ; une autonomie qui serait cependant la clé de l’émancipation féminine en Bolivie.

  • Titre traduit

    The application of the convention on the elimination of all forms of discrimination against women in Latin America : the case of reproductive and sexual rights in Bolivia


  • Résumé

    In 1979 the United Nations General Assembly adopted the Convention on the Elimination of all forms of Discrimination Against Women (CEDAW), which commits signatory states to adopt and implement a series of legal measures on equality of men and women and all discrimination based on gender. All Latin American states have ratified the CEDAW and have integrated the Convention into their domestic law. Measures have been adopted, legislation voted and regional institutions have been set up. However, normative discrimination persists and the legal rights of women to equality of treatment are still out of step what is happening in reality. Ideological and pragmatic factors, such as cultural stereotypes and female vulnerability, still condition the situation of Latin-American women. In ratifying the CEDAW, and later the Cairo and Beijing Programs of Action, Bolivia recognises women’s human rights in the various social and political spheres, and more specifically in their reproductive and sexual rights. The country has made important political and symbolic progress in the field of gender equality, female reproduction and sexuality. Nevertheless, the effects on Bolivian women, especially from La Paz and El Alto, of their re-appropriation of human rights in general, and their sexual and reproductive rights in particular, encounter a whole series of political, social, cultural and medical obstacles. Factors such as the catholic and male chauvinistic influence, socio-cultural patterns, the penalisation of abortion, ignorance of legal rights and the weak empowerment of women all contribute to allowing them little autonomy in their reproductive and sexual decisions. This autonomy would be the key to female emancipation in Bolivia.

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  • Détails : 2 vol. (561 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 474-409

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