Le paradoxe de la francophilie japonaise : représentations des enseignants et des étudiants de français au Japon

par Mariko Himeta

Thèse de doctorat en Didactologie des langues et des cultures

Sous la direction de Geneviève Zarate.

Soutenue en 2006

à Paris 3 .


  • Résumé

    Depuis le début de l'histoire des relations franco-japonaises, les représentations des Japonais à propos de la France et des Français n'ont jamais été négatives. On peut même les considérer comme favorables. Cependant, cette francophilie n'est pas synonyme de désir de rapprochement : on se satisfait d'admirer la France de loin, comme à travers une vitre. Pour les étudiants japonais qui s'initient au français aujourd'hui et qui sont les dignes héritiers de cette francophilie paradoxale, la langue française est plus un outil de distinction sociale dans leur propre pays qu'un moyen d'entrer en contact avec des francophones. Mais l'enseignement du français contribue-t-il à faire disparaître la paroi de verre que les étudiants dressent entre eux et la culture cible ? Et d'ailleurs, les enseignants des langues étrangères ne semblent-ils pas tiraillés, de nos jours, entre leur conscience de l'importance à accorder à la dimension culturelle dans leur enseignement et l'absence de consensus quant à sa définition ? A travers l'observation de l'évolution des représentations chez des étudiants japonais et l'analyse d'entretiens avec leurs professeurs, cette étude met au jour l'influence des représentations personnelles des enseignants sur celles des apprenants. La réflexion se porte alors sur le rôle de l'enseignant dans la dimension culturelle et sur la question : faut-il aller au-delà de la francophilie paradoxale ?

  • Titre traduit

    The Japanese francophilia paradox : representations from teachers and students in Japan


  • Résumé

    From the early days of the relationship between France and Japan, the Japanese representations of France and the French have never been negative. They could even be considered favourable. However, this “Francophilia” is not synonymous with a desire of coming closer – admiring France from a distance, as if through a window, seems quite enough. Nowadays, Japanese students starting a French course, as worthy heirs of this paradoxical Francophilia, see French language as an instrument of social distinction in their own country, rather than a means to make contact with French-speakers. But does teaching French contribute towards dispelling the glass wall that students may build between the target culture and themselves? Besides, do foreign languages teachers not feel torn these days between their awareness of the importance of a cultural dimension within their teachings, and the absence of consensus about its definition ? Through observing how Japanese students' representations can evolve, and analysing interviews of their teachers, this study brings to light the influence of personal representations from teachers onto those of the learners. Reflection then focuses on the teacher's role in the cultural dimension, as well as on this question : Should we go beyond paradoxical Francophilia ?

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  • Détails : 2 vol. (664 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. (487-506). Index

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