Immobilisation des bactéries fixatrices d’azote pour l’amélioration de la culture des plantes non-légumineuses (blé)

par Evelina Lubchova Ivanova

Thèse de doctorat en Microbiologie

Sous la direction de D. Poncelet.


  • Résumé

    La culture du blé requiert l’apport d’azote organique ou minéral pour la construction des composants cellulaires, en particulier les protéines, l’ADN, les chromosomes et la chlorophylle. L’azote est l’élément le plus abondant de notre atmosphère, représentant environ 78% de la totalité des gaz de l’air et se présente sous forme diatomique. Les plantes n’ont pas la capacité d’utiliser directement cet azote moléculaire (N2) comme source d’azote, et utilisent l’azote minéral (NO2¯ ou NH4+) apporté dans le sol par la microflore. Malheureusement, la quantité disponible d’azote minéral n’est pas suffisante pour assurer une production végétale intensive, nécessaire à nourrir l’ensemble des populations humaines et animales. Afin d’augmenter les rendements en production végétale, l’agriculture actuelle utilise des engrais chimiques qui apportent l’azote directement sous forme minérale. Une grande partie de l’abondante production végétale actuelle est liée à l’utilisation de ces engrais azotés. Toutefois, leur dispersion dans l’air et la terre ainsi que leur entraînement dans les nappes aquifères présentent de sérieux risques pour la santé humaine, ainsi que des effets néfastes sur la faune et les flores tant terrestres qu’aquifères. Pour réduire les risques de pollution et limiter ces conséquences néfastes liées à l’utilisation des engrais chimiques, les scientifiques recherchent des moyens permettant aux agriculteurs de fertiliser plus naturellement le sol tout en assurant aux plantes un apport suffisant d’azote minéral. La fixation biologique de l’azote par les bactéries est une des voies les plus prometteuses, bien que souvent méconnue et insuffisamment utilisée. Les bactéries fixatrices d’azote, dans de bonnes conditions d’humidité et de nutrition, se multiplient rapidement en consommant l’azote moléculaire et produisent l’azote minéral nécessaire aux plantes. Ce processus se déroule d’une manière symbiotique avec des bactéries du genre Rhizobium au niveau des nodules pour les plantes dites fixatrices d’azote ou légumineuses. Par contre pour les plantes non fixatrices d’azote, il se déroule au niveau de la rhizosphère (Amellal et al, 1998 ; Weger, et al, 1995) et les bactéries concernées sont surtout du genre Azospirillum, Klepsiella, Azotobacter etc.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (198 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. 188-196 p., Annexes

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  • Bibliothèque : AGROCAMPUS OUEST. Bibliothèque Générale de Rennes.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : C 85
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