Thèse soutenue

Implication des voies de signalisation des MAPK, ERK1/2 et p38, dans la dystrophie myotonique de type 1 (DM1)

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Anne-Sophie Coldefy Maurin
Direction : Benoît Derijard
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Aspects moléculaires et cellulaires de la biologie
Date : Soutenance en 2006
Etablissement(s) : Nice
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de la vie et de la santé (Nice ; 1992-....)

Mots clés

FR

Résumé

FR  |  
EN

Au cours de nos travaux de recherche, nous nous sommes principalement intéressés aux implications des voies de signalisation ERK1/2 et p38 dans la dystrophie myotonique de type ou DM1. La DM1 est la dystrophie musculaire la plus fréquente chez l’adulte. Cette pathologie multi-systémique atteint particulièrement les muscles squelettiques (myotonie, fonte musculaire progressive, altération de la différenciation musculaire). La DM1 est une maladie génétique à transmission autosomale dominante. Le défaut génétique est une insertion de triplets nucléotidiques CTG dans la région 3' non traduite du gène DMPK. Ce gène code pour une sérine/thréonine kinase, dont la fonction reste inconnue à ce jour. Les voies de signalisation des MAPK ERK1/2 et p38 jouent un rôle essentiel dans la transduction du signal et régulent de nombreuses fonctions cellulaires, notamment la différenciation musculaire. Nous avons montré que l'activation de ERK1/2 et p38 est significativement diminuée dans des biopsies de patients DM1. D’après nos études réalisées sur des souris transgéniques sur-exprimant ou invalidées pour le gène Dmpk, la diminution de l'activation de ERK1/2 et p38 ne semble pas corrélée à une diminution de l’expression de DMPK dans la DM1. Cependant, dans des cellules C2C12 exprimant des répétitions CUG en aval du gène de la GFP, l'activation de ERK1/2 et p38 est également diminuée. Ainsi, l’expression de transcrits contenant des triplets CUG répétés pourrait altérer l’activation des MAPK, ERK1/2 et p38, que nous avons observée dans la DM1. A ce jour, nous n’avons pu conclure sur un mécanisme précis d’altération des activations de ERK1/2 et p38 dans la DM1. Néanmoins, les outils que nous avons développés récemment et l’ensemble de nos résultats ouvrent de nouvelles perspectives pour une meilleure compréhension de l’implication des MAPK ERK1/2 et p38 dans la DM1, mais également de la régulation de Dmpk au cours de la différenciation musculaire.