Surveillance et évaluation du risque de transmission des maladies vectorielles émergentes : apport de la capacité vectorielle : exemple de la fièvre catarrhale du mouton

par Fabienne Coroller

Thèse de doctorat en Épidémiologie

Sous la direction de Emmanuel Camus.

Soutenue en 2006

à Montpellier 2 .


  • Résumé

    Les maladies animales vectorielles sont devenues depuis 2000 une préoccupation majeure pour la France et certains pays de l’Union Européenne du fait de l’apparition et la persistance de virus pathogènes en provenance du Sud. La fièvre catarrhale du mouton (FCM) est un bon exemple de la progression en zone tempérée d’arboviroses tropicales sous l’effet, semble-t-il, de l’extension de son vecteur principal sur le littoral méditerranéen européen (Corse, îles Baléares, Catalogne, Italie, Sardaigne, Sicile, Var). L’objectif de cette thèse est à la fois d’étudier les outils méthodologiques et diagnostiques disponibles pour la gestion sanitaire de la FCM et d’en développer d’autres afin d’améliorer le dispositif de surveillance de cette maladie en France. Une première étude a constitué à évaluer les performances épidémiologiques du test sérologique (ELISA de compétition) utilisé pour le diagnostic et la surveillance de la FCM en Corse et sur le continent français. Une analyse du plan de surveillance de la circulation virale dans le contexte particulier corse a également été conduite. Elle a permis notamment d’identifier les points critiques de ce dispositif. Suite à la détection de la présence de Culicoides imicola, le vecteur impliqué dans la circulation du virus de la FCM (BTV) sur le pourtour méditerranéen, en grand nombre dans plusieurs fermes de la vallée de l’Argens (département du Var), le besoin de développer de nouveaux outils pour surveiller et évaluer le risque de transmission de ce virus est devenu nécessaire. Une étude entomologique a ainsi mis en place dans plusieurs fermes de la vallée de l’Argens afin i) de confirmer l’installation de C. Imicola dans cette zone, ii) de suivre la dynamique de cette population sur une saison d’activité, iii) de collecter des données entomologiques pour estimer le potentiel de transmission de cette population de vecteurs. Un modèle stochastique de capacité vectorielle regroupant des données spécifiques des populations de C. Imicola présentes et des données publiées dans la littérature est ainsi proposé. Une étude de la compétence de C. Imicola vis-à-vis du sérotype 9 de la FCM a, de plus, été initiée. La discussion générale s’attarde sur les points qui semblent importants pour améliorer le dispositif de surveillance et avancer vers la mise en place d’un système d’alerte précoce. Elle ouvre également de nouvelles perspectives pour prolonger l’approche intégrative proposée en incluant notamment des travaux de géomatique initiés sur C. Imicola. Elle pose, de plus, la question d’un passage à une échelle d’étude plus large. Les questions de recherche que pose l’épizootie récente de FCM dans le Nord de l’Europe sont finalement examinées

  • Titre traduit

    Surveillance and risk assessment of vector-borne diseases : vectorial capacity benefit : example of blue tongue


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Informations

  • Détails : 1 vol. (238 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 213-238. Annexes

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  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TS 2006.MON-227
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