Morphométrie géométrique appliquée à la compréhension de la variabilité craniofaciale des Homo sapiens adultes

par Caroline Simonis-Sueur

Thèse de doctorat en Paléoanthropologie

Sous la direction de Henry de Lumley.

Le président du jury était Alain Froment.

Le jury était composé de Michel Baylac, Jaroslav Bruzek, Giacomo Giacobini, Dominique Grimaud-Hervé.

Les rapporteurs étaient Anne-Marie Guihard-Costa, Pascal Murail.


  • Résumé

    Résultant de l’interaction de facteurs épigénétiques, environnementaux et fonctionnels, la variabilité morphologique craniofaciale des Homo sapiens n’a pas encore été pleinement analysée en termes de processus biologiques et évolutifs. Les effets structurants des allométries, de la flexion de la base du crâne et liés au patrimoine génétique ont donc été étudiés par morphométrie géométrique 3D à partir d’un échantillon de 290 crânes d’H. Sapiens de 100 000 ans BP a�� aujourd’hui. Les analyses suggèrent que la face, la voûte et la base du crâne fonctionneraient comme trois modules semi-autonomes. La structure intégrée du crâne résulterait de contraintes allométriques et génétiques et de l’existence d’interactions entre tissus mous et tissus osseux au cours de la croissance. La flexion du basicrâne serait liée aux relations allométriques de croissance et statiques. Enfin, les crânes d’H. Sapiens actuels et fossiles se distingueraient uniquement par des différences de taille.

  • Titre traduit

    Understanding adult Homo sapiens skull variability: a geometric morphometrics approach


  • Résumé

    The Homo sapiens skull morphological variability, resulting from the interaction of epigenetic, environmental and functional factors, has never been thoroughly analysed in a biological and evolutionary context. Allometry, cranial base flexion and genetic effects were therefore studied using 3D geometric morphometrics applied to sample of 290 H. Sapiens skulls (100 000 years BP - today). The analysis suggests that the face, the vault and the cranial base would work as three semiautonomous modules. The integrated skull structure would only result from allometric and genetic constraints and from interactions between soft and bone tissues during the growth. The flexion of the cranial base would be linked to allometric relationships (ontogenic and static). The skulls of extant and fossil H. Sapiens would only differ by their size.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (344 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 303-321

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  • Bibliothèque : Muséum national d'histoire naturelle. Bibliothèque centrale.
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  • Cote : TH 2006 -- 14

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