La souffrance du corps vécu dans la danse professionnelle

par Tania Violeta Dávila Ramírez

Thèse de doctorat en Psychopathologie et psychologie cliniques

Sous la direction de Gérard Broyer.

Soutenue en 2006

à Lyon 2 .


  • Résumé

    Nous savons que nous vivons dans un monde complexe où les symptômes peuvent être la manifestation de l'époque, ils sont pour nous comme hiéroglyphes que nous devons déchiffrer. La danse, en tant qu'institution, est un paradigme du discours de l'idéal social, dans lequel les danseurs/danseuses sont immergé(e)s, qui les enferme dans une stricte aliénation, les assujettissant à des règles qui contribuent au contrôle social en les obligeant à construire une représentation de leur image corporelle qui modifie leur équilibre psychosomatique. Pourtant une certaine souffrance du corps, chez les danseurs/danseuses, se manifeste d'une façon paradoxale, puisqu'elle s’accompagne d'une certaine jouissance. La souffrance physique du corps, est un phénomène complexe qui apparaîtrait dans les groupes de danse classique professionnelle comme liée à une souffrance psychique consécutive à des facteurs sociaux, politiques, économiques et culturels. Toutefois, cette souffrance se manifeste entre autres dans des comportements alimentaires comme l'anorexie et la boulimie, peut-être à cause de la violence qui existe dans le milieu de la danse dans le but de construire un corps modelé, obéissant et performant. Pour comprendre comment la production esthétique s’annonce symboliquement dans le registre du désir, le désir d'un autre, où le narcissisme du danseur ou de la danseuse les amène à avoir un corps souffrant comme manifestation de leur identité, de sa recherche d'identité. Que cherchent-ils/elles ou qu'ont-ils/elles perdu dans cet exercice de parler sans voix mais en dansant avec son corps ? Pourquoi peuvent-ils/elles tenir et supporter autant de douleur et de souffrance ?

  • Titre traduit

    The suffering of the body lived in the professional dance


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Every one of us knows that we are living in a complex world where the symptoms can be the manifestation of our times; they are coming to us like a hieroglyphics that we must decipher. The Dance, as an institution, is a paradigm of the speech of the social ideal, where dancers are immersed and are prisoner in a strict alienation, they have to follow the rules and contributes the social control. They are obligated to build a representation of their body image that modifies their psychosomatic balance. However this suffering of the Dancer body's, we can find that it appears in a paradoxical way, because it becomes with a certain "enjoyment". The physical suffering of the body is a complex phenomena that appears in the professional classic dancers groups, as a result of a consecutive psychic suffering and some others influences like society, politics, culture and economy. This sufferance can be found like alimentary disorders as anorexia and bulimia produced by the violence existent in the dancing media who tries to build one perfect and performed body model. In order to better understand how the esthetic production are pronounced in a symbolic way in the desire of other, we have to follow the narcissism of the dancer, who carry him to have one suffer body as a manifestation of their identity. What are they searching of or what have they lost in this exercise of speak with out voice but communicating with the dance of their body's? Why must they support so much pain and suffering?

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Informations

  • Détails : 2 vol. (278, 174 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 261-275

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  • Bibliothèque : Université Lumière (Bron). Service commun de la documentation. Bibliothèque universitaire.
  • Disponible pour le PEB
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