Entre cosmopolitisme, insertions nationales et ancrages locaux, l'aristocratie au XIXe siècle : la Maison d'Arenberg (1820-1919)

par Bertrand Goujon

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Claude-Isabelle Brelot.

Soutenue en 2006

à Lyon 2 .


  • Résumé

    Maison souveraine du Saint-Empire médiatisée en 1811, la famille d'Arenberg constitue un observatoire de l'aristocratie du gotha, dont la fortune, les alliances et les ambitions sont d'une envergure internationale. Fondée sur l'exploitation croisée de riches archives privées, de fonds publics et de la presse, l'approche monographique permet de mener une étude comparée des élites nobiliaires européennes au fil du long XIXe siècle, car cette Maison est structurée en branches nationales installées en Belgique, en Allemagne, en France et en Autriche. Confrontée à des évolutions économiques qui marginalisent la propriété foncière, à une forte concurrence bourgeoise et à une démocratisation de la vie politique qui fragilise les hiérarchies traditionnelles, elle se montre apte à approfondir des stratégies offensives d'insertion nationale – notamment en terme matrimonial, militaire et parlementaire – et à réinventer des ancrages locaux par l'exercice notabilitaire d'un patronage châtelain démultiplié. Ces impératifs pragmatiques s'inscrivent dans des contextes profondément différents, qui offrent des opportunités inégales aux individus et exigent une adaptation permanente des modalités de domination sociale. Toutes les échelles d'analyse ont ainsi été envisagées dans le cadre d'une périodisation fine ; l'échelle transnationale se révèle particulièrement cruciale car les Arenberg se caractérisent par un ultramontanisme militant, un engagement colonialiste et par des pratiques socioculturelles (éducation, voyages, réseaux de sociabilité) cosmopolites, qui signalent une maîtrise singulière et précoce de l'espace et du temps. As a sovereign, then mediatized House in the Holy Roman Empire, the Arenberg family is part of the aristocracy whose wealth, matrimonial strategies and ambitions continue to exist on an international scale. This family monograph – which draws on different kinds of material such as private and public archives as well as newspapers – is a comparative study of European nobiliary elites throughout the 19th century and focuses on the national branches of the House of Arenberg which were established in Belgium, Germany, France and Austria. The Princes and Dukes of Arenberg had to adapt to the economic evolutions of Europe which marginalized rural estates, to the social competition with the middle-class and to the democratization of political life, which challenged traditional hierarchies. They did manage to secure a leading role in the national arena – particularly thanks to marriages, military careers and parliamentary positions – and to re-invent their duties as members of the local establishment through various forms of patronage. This pragmatism was the result of very different contexts which offered unequal opportunities to individuals and constantly led them to adapt in order to preserve their social influence. Different temporal and spatial scales have thus been taken into account. The transnational scale is crucial because, through their staunch ultramontanism, colonialism and cosmopolitan socio-cultural practices (in terms of education, mobility and social networks), the Arenbergs showed their early ability to control time and space.


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Informations

  • Détails : 3 vol. (1827 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 1657-1706. Index

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