Anticorps anti BP 180 et système HLA dans les pemphigoïdes auto-immunes

par Abir Al Youssef

Thèse de doctorat en Médecine : Science de la vie et de la santé

Sous la direction de Michel Cogné et de Mireille Drouet.

Soutenue en 2006

à Limoges , en partenariat avec Université de Limoges. Faculté de médecine et de pharmacie (autre partenaire) .


  • Résumé

    Les dermatoses bulleuses auto-immunes (DBAI) représentent un vaste groupe de maladies acquises définies par l'existence de bulles cutanées et/ou muqueuses secondaires à la fixation d'auto-anticorps au niveau de protéines de structure de la jonction dermo-épidermique entraînant des clivages et une perte de cohésion à ce niveau. Des allèles HLA peuvent conférer une susceptibilité à la survenue de ces pathologies auto-immunes, en particulier la pemphigoïde cicatricielle, une des formes de pemphigoïdes bulleuses, associée à l’allèle HLA DQB1*0301. La protéine BP180 (ou BPAG2) est une des cibles majeures des auto-anticorps impliqués dans les dermatoses bulleuses auto-immunes. Cette glycoprotéine transmembranaire entre dans la constitution des hémidesmosomes, sa partie amino terminale étant localisée dans la partie intra cellulaire (constituant de la plaque de hémidesmosome) alors que la partie carboxy terminale dans la portion extra cellulaire participe à la lamina lucida. Les auto-anticorps des DBAI peuvent reconnaître différents épitopes de BP180. L’expression clinique des pemphigoïdes bulleuses semble différer en fonction de la cible reconnue par les auto-anticorps. Nous avons rechercher une corrélation entre le phénotype HLA des patients et le type de réponse anti BP180. Pour ce faire, nous avons développé deux tests ELISA à l’aide de deux protéines de fusion pour rechercher des auto-anticorps anti BP180 dirigés contre les parties trans-juxta membranaires et contre la partie carboxyl terminale de la protéine. Les tests ELISA ont été comparés à la technique de western blot, technique de référence pour la recherche de ces auto-anticorps. L’analyse effectuée sur 121 sérums de patients atteints de pemphigoïdes bulleuses nous a permis de confirmer : 1) la meilleure sensibilité de cette technique par rapport au western blot ; 2) que la partie NH2 était la cible principale des auto-anticorps ; 3) une augmentation de la fréquence de l’allèle HLA DQB1*0302 chez les patients avec des anticorps anti BP180-NH2 (p = 0, 04). L’atteinte oculaire secondaire, une des complications majeures de ces affections, serait secondaire à la sécrétion de cytokines (TNFa, IFNγ et TGFb). Nous avons analysé l’effet de ces cytokines in vitro sur la lignée conjonctivale 5C4, et in vivo sur les cellules conjonctivales recueillies par la technique des empreintes oculaires chez des patients. La lignée conjonctivale 1-5C-4 exprime à l’état basal les molécules HLA ABC et DR mais n’exprime pas les molécules HLA DQ. Si le TNFa et l’IFNγ augmentent l’expression des molécules HLA ABC, DR, sans induire d’expression des molécules HLA-DQ, l’apport de TGFb diminue l’effet de ces 2 cytokines. Chez les patients atteints de pemphigoïdes cicatricielles oculaires, seule l’expression des molécules HLA de classe I est diminuée.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (120 f.)
  • Notes : Reproduction de la thèse autorisée
  • Annexes : Bibliogr. f. 98-120

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  • Bibliothèque : Université de Limoges (Section Santé). Service Commun de la Documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : M2006100D
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