Approche épidémiologique de la relation paludisme cérébral et épilepsie séquellaire en zone tropicale

par Edgar Brice Ngoungou

Thèse de doctorat en Médecine : Sciences-Technologie-Santé : Santé publique

Soutenue en 2006

à Limoges en cotutelle avec Libreville, Gabon , en partenariat avec Université de Limoges. Faculté de médecine et de pharmacie (autre partenaire) .


  • Résumé

    Le paludisme cérébral (PC) est l'une des complications graves de l'infection palustre à Plasmodium falciparum. C'est une cause potentielle de survenue de l'épilepsie dans les pays tropicaux. Nous mettons ici en perspective les résultats de deux approches épidémiologiques différentes, réalisées l’une au Mali et l’autre au Gabon, dans le but de quantifier le lien entre cette parasitose et l’épilepsie séquellaire. Une étude exposés/non exposés a été réalisée dans une cohorte d’enfants maliens âgés 6 mois à 15 ans et suivis au décours d’un paludisme grave. Une étude cas-témoins (cas épileptiques et témoins non épileptiques) a été réalisée chez de jeunes sujets gabonais âgés 6 mois à 25 ans vus dans trois hôpitaux de Libreville sur une période de 15 ans. Dans ces études l’exposition principale était le PC défini selon les critères cliniques et biologiques de l’OMS. L'épilepsie était définie selon la définition épidémiologique (ILAE) et confirmée par un neurologue. Dans l'étude exposés/non exposés, nous avons comparé 101 enfants ayant eu un PC à 222 enfants avec paludisme non cérébral (PNC). Il y avait 9,4 fois plus de risque de développer l'épilepsie après un PC comparé à PNC (RR= 9,4 ; IC95% : 1,3–80,3; p = 0,02). Dans l'étude cas-témoins, 296 cas et 296 témoins ont été comparés. Le risque de développer l'épilepsie avec un antécédent de PC était plus élevé chez les cas par rapport aux témoins : OR= 3,9 [IC95% : 1,7-8,9] p<0,001. Le risque d’épilepsie séquellaire était significativement plus élevé après un PC. Le rôle possible de co-facteurs de risque, en particulier celui des convulsions fébriles dues au PC, et le mécanisme physiopathologique précis restent à éclaircir.


  • Résumé

    Cerebral Malaria (CM) is a potential cause of epilepsy occurrence in tropical area. We have carried out two complementary epidemiological approaches in sub-Saharan Africa, in Mali and in Gabon and aimed at quantifying the relationship between these two affections. The first one, an exposed/non-exposed study, was performed in Malian children followed-up after clinical malaria. Among them, 101 with a CM history were compared with 222 with non cerebral malaria (NCM) history. The risk of developing epilepsy was higher after CM than after NCM: aRR= 14. 3 [95%CI: 1. 6-132. 0]; p=0. 01. The second approach, a matched case-control study, was performed in a Gabonese population aged of 6 months to 25 years, at 3 different hospitals in Libreville, with 15 years retrospectively. 296 people with epilepsy were compared with 296 people not suffering from epilepsy. The risk of developing epilepsy was higher after a CM in cases than in controls: aOR= 3. 9 [95%CI: 1. 7-8. 9], p<0. 001. This work confirms the role of CM in the occurrence of sequelar epilepsy. However, the implication of seizures during CM and physiopathological mechanisms remains obscure and needs to be confirmed

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Informations

  • Détails : 1 vol. (175 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 129-170

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  • Bibliothèque : Université de Limoges (Section Santé). Service Commun de la Documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : M2006100B
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