Aristocratie, musique et musiciens à Paris au XVIIIe siècle

par David Hennebelle

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Philippe Guignet.

Soutenue en 2006

à Lille 3 .


  • Résumé

    Le champ relationnel qui unissait les milieux aristocratiques, la musique et les musiciens, fut le principal mode de structuration de la vie musicale du siècle des Lumières. Avec des motivations et des aptitudes diverses, des aristocrates fortunés protégeaient des musiciens, entretenaient des orchestres privés, acceptaient des dédicaces, contribuaient à élargir le marché de la musique ou affirmaient leur goût musical en se livrant eux-mêmes fréquemment à la pratique msuicale. Depuis les musiques de l'éloge jusqu'à l'avant-garde, le patronage musical aristocratique connut alors son âge d'or, présidant à la naissance de formes particulières de création musicale. De leur côté, les musiciens qui étaient au service d'une maison aristocratique jouissaient de statuts variés, mais finalement assez privilégiés. La possiblité dans laqelle ils étaient de pouvoir diversifier leurs activités, leur mode de vie et la proximité avec les groupes sociaux les plus élevés auxquels ils s'identifiaient, dessinent une image complexe du "métier" de musicien, ni artiste enchaîné, ni artiste affranchi

  • Titre traduit

    Aristocracy, music and musiciens in Paris in the eighteenth century


  • Résumé

    The relationship which linked the aristocratic circle, music and musicians was the mainstructuring basis of the musical world during the Age of Enlightenment. Through various motives and aptitudes, wealthy aristocrats protected musicians. They would support private orchestras, accept dedications. They would contribute to extend the music market or would assert their musical tastes by frequently practissing music themselves. From praise music to avant-garde music, the aristocratic musical patronage enjoyed their Golden Age and directed the birth of specific forms of musical creations. As for musicians who were in the service of an aristocratic house, they would have various but still rather privileged statuses. As they were able to diversify their activities and their ways of life, and as they were very close to high social groups - which they could identify to, musicians contributed in building a complex image of their profession : they weren't submissive artist but neither were they emancipated artists

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Informations

  • Détails : 1 vol. (670 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliographie p. 622-634. Notes bibliographiques. Index

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  • Bibliothèque : Université Charles de Gaulle. Service commun de la documentation.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 50.377-2006-38
  • Bibliothèque : Institut de recherches historiques du Septentrion. Bibliothèque.
  • Disponible sous forme de reproduction pour le PEB
  • Cote : TH 952
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