Méthodes à noyaux pour la détection de contexte : vers un fonctionnement autonome des méthodes à noyaux

par Gaëlle Loosli

Thèse de doctorat en Informatique

Sous la direction de Stéphane Canu.

Soutenue en 2006

à l'INSA de Rouen .


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  • Résumé

    Permettre à des applications d'accéder à leur contexte ouvre un nombre important de perspectives dans l'interaction homme-machine. Les nombreux travaux visant à déterminer comment utiliser le contexte montrent le besoin de savoir le récupérer. En analysant les besoins en apprentissage automatique pour l'ensemble des tâches relatives à la détection de contexte, nous nous sommes heurtés à un certain nombre de verrous scientifiques. Par conséquent, la plus grande partie des travaux effectués au cours de cette thèse concernent l'apprentissage d'un point de vue plus général avec comme objectif d'aboutir à un apprentissage autonome et endurant. Par autonome, nous entendons un apprentissage qui ne nécessite pas l'intervention d'un spécialiste pour fonctionner. Cela implique de faire appel à des méthodes aptes à de régler seules et en ligne. Par endurant, nous faisons référence à un usage réaliste des applications, c'est-à-dire un fonctionnement en temps réel, donc rapide et en ligne, pour un nombre très important de données et stable. Parce que les SVM donnent des résultats précis, nous avons focalisé l'ensemble de nos travaux sur cette méthode, or les SVM sont loin de répondre aux exigences d'un apprentissage autonome et endurant. L'apprentissage autonome n'est pas seulement soumis au besoin d'efficacité de la technique de résolution. Il est également limité par la présence d'hyper-paramètres. Dans le cas des SVM, ces hyper-paramètres sont relativement peu nombreux mais un seul suffit à rendre une méthode dépendante d'une forme de supervision qui contredit soit le besoin d'apprentissage en ligne, soit l'objectif d'indépendance vis-à-vis d'une intervention humaine. Nous avons étudié ce problème par le biais des chemins de régularisation. Le chemin de régularisation permet de connaître toutes les solutions d'un problème au regard d'un compromis biais-variance. Pour les SVM, ce compromis est réglé par un des hyper-paramètres et nous utilisons donc le chemin de régularisation pour obtenir un réglage automatique de cet hyper-paramètre. Nous n'avons pas encore atteint le stade du push-button SVM mais nous montrons que toutes les limites des SVM ne sont pas insurmontables. En ce qui concerne la taille des bases d'apprentissage possibles à traiter en particulier, nous avons mis en oeuvre le plus grand SVM à ce jour sur un seul processeur avec 80 millions de points en dimension 784, en utilisant la méthode en ligne LASVM.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (119 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 101-107. Index

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  • Bibliothèque : Institut national des sciences appliquées (Rouen Normandie).
  • PEB soumis à condition
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