Les Dispositifs de concertation des espaces publics lyonnais : éléments pour une analyse du rôle de la concertation des publics urbains dans la fabrication de la ville

par Sophie Vareilles

Thèse de doctorat en Géographie, aménagement, urbanisme

Sous la direction de Monique Bouyat et de Jean-Yves Toussaint.

Soutenue en 2006

à Villeurbanne, INSA .


  • Résumé

    Depuis une quinzaine d'années la concertation est devenue centrale dans les dispositifs des politiques d'aménagement urbain. Déjà expérimentée dans les années 1960-1970, elle fait suite au diagnostic d'une crise de la représentation établi dans les années 1990. Ce diagnostic stigmatise les défauts de la représentation des publics (habitants, usagers, citoyens, entreprises, etc. ) dans les projets d'aménagement. La concertation tente de rapprocher les fabricants (élus, fonctionnaires des collectivités locales et de l'administration, concepteurs, etc. ) des destinataires de ces aménagements. La concertation et ses effets sont observés à partir de l'expérience lyonnaise d'aménagement des espaces publics urbains. Cette observation porte sur une trentaine de dispositifs de concertation mis en œuvre dans l'agglomération lyonnaise et s'est centrée sur huit projets d'aménagement choisis pour le type de concertation qu'ils mettaient à l'épreuve. L'expérience lyonnaise d'aménagements d'espaces publics a permis de qualifier les changements apportés par la concertation dans les rapports entre les fabricants et les publics et montre l'existence d'éléments stables et ordinaires dans les pratiques de concertation. Ainsi, la concertation est toujours à l'initiative des fabricants. Elle se justifie, pour ses promoteurs, comme une tentative pour produire une culture commune et un langage commun. Cette communauté de culture et de langage est censée rapprocher les fabricants des utilisateurs. La pratique tend à montrer que ce rapprochement a pour effet de minorer les publics et de renforcer la spécialisation des espaces publics. L'espace public reste alors l'affaire des fabricants.


  • Résumé

    For about fifteen years, urban development policies focused on public participation. Already used in 50-70's, it knows a renewal because of representation crisis diagnosed in 90's. In urban development projects, this diagnosis stigmatises the Jack of urban public representations (inhabitants, users, citizens, economic actors, etc. ). Participation is supposed to bring makers of public open spaces (elected people, planners, technical services of towns, etc. ) and users of these open spaces together. Public participation and its effects are examined into the experience of Greater Lyon in urban development. This observation of participation process is mainly on about thirty participation arrangements and eight open space projects, which experiment these arrangements. The experience of Greater Lyon leads to identify participation effects on relationship between makers and users. It shows also common elements in participation practices. In this way, makers always develop public participation. Its promoters hope to make common language and culture between makers and users. These common language and culture are supposed to bring them closer. The setting side by side lead a subordination of users and a specialization of public open spaces according to functions: each kind of users has its space and vice versa. He subordination of users is due to the reification of users through procedures for participation (surveys) and the apparition of ne1 representatives, who are between makers and users. The public open space is still the business of makers.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (307-439 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 291-306

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Institut national des sciences appliquées (Villeurbanne, Rhône). Service Commun de la Documentation Doc'INSA.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : C.83(3123)
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