Statut nutritionnel du lapereau : maturation des structures et des fonctions digestives et sensibilité à une infection par une souche entéropathogène d'Escherichia coli

par Mélanie Gallois

Thèse de doctorat en Qualité et sécurité des aliments

Sous la direction de Thierry Gidenne.

Soutenue en 2006

à Toulouse, INPT .

  • Titre traduit

    Nutritional status of the young rabbit : maturation of the digestive structures and functions and sensitivity to an infection with an enteropathogenic strain of escherichia coli


  • Résumé

    La compréhension du rôle de l'alimentation sur le fonctionnement du système digestif autour du sevrage s'avère essentielle afin de définir des stratégies alimentaires permettant de réduire la fréquence des épisodes diarrhéiques en élevage cunicole. L'objectif de ce travail est d'étudier l'implication des facteurs nutritionnels, via la modulation de l'âge au sevrage (3 vs. 5 semaines), sur le développement des structures et fonctions digestives et sur la sensibilité du lapereau à une infection expérimentale par une souche entéropathogène d'Escherichia coli (EPEC) du sérogroupe O103. Suite à l'arrêt prématuré de l'allaitement, un sevrage à 3 semaines induit une augmentation de l'ingestion d'aliment granulé dès 2 jours post-sevrage. Les conséquences sur le développement morphologique de la muqueuse intestinale sont faibles, alors que les fonctions digestives endogènes (hausse des activités des enzymes intestinales) et microbiennes s'adaptent rapidement. A 28 jours, la capacité des lapereaux sevrés à valoriser l'aliment leur permet d'atteindre un ingéré d'énergie digestible équivalent à celui fourni par la ration mixte lait/aliment des lapereaux allaités. Cependant, lors d'une infection expérimentale à 28 jours par une souche EPEC O103, les lapereaux sevrés à 3 semaines s'avèrent très sensibles : taux de 50% de mortalité atteint en 8 jours. Les lapereaux allaités résistent temporairement à la colibacillose, qui se développe après leur sevrage à 5 semaines : 50% de mortalité 17 jours après l'inoculation. Ce temps de réponse à l'infection différentiel selon que les animaux sont sevrés ou allaités au moment de l'inoculation suggère que le lait maternel joue un rôle majeur dans la résistance à la colibacillose à EPEC O103. Les triglycérides du lait de lapine sont riches en caprylate (C8) et en caprate (C10) (65% des acides gras), à activité potentiellement antimicrobienne. Cependant, leur incorporation (2%) dans l'aliment de péri-sevrage ne permet pas de prolonger la protection conférée par le lait maternel vis-à-vis de la colibacillose. En conclusion, l'adaptation à l'aliment solide des lapereaux sevrés à 3 semaines est rapide. Cependant, l'absence de lait maternel les rend vulnérables vis-à-vis d'une infection à EPEC O103, suggérant un rôle majeur de certains composés lactés non spécifiques dans la résistance à la colibacillose. Ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives quant aux stratégies alimentaires du lapereau autour du sevrage

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Informations

  • Détails : 1 vol. (290 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p.269-286

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  • Bibliothèque : Ecole nationale supérieure agronomique. Centre de documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2006INPT002A
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