Le régime de change des petites monnaies : application au Pacifique Sud

par Alain Janet

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Jean-Louis Besson.


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  • Titre traduit

    ˜The œexchange rate regime for little currencies : the case of South Pacific


  • Résumé

    Le choix d'un régime de change est aujourd'hui largement déterminé par les conditions financières (libéralisation du compte de capital, développement et robustesse du système financier, degré d'insertion dans le système financier international). La gradation des régimes de change suit celle du développement financier (Rogoff), allant des changes fixes des économies les moins avancées (à convertibilité restreinte) aux changes flexibles des économies matures, en passant par les ancrages plus ou moins souples des économies en régime de répression financière et les flexibilités gérées (non sans mal) des économies émergentes. À partir du problème, initialement politique, posé au candidat par la trajectoire d'indépendance de la Nouvelle-Calédonie et la question corrélative de l'avenir du franc CFP, la thèse porte sur les petites monnaies : au-delà des évidences politiques, y a-t-il des justifications économiques pour conserver ou créer de petites monnaies autonomes si celles-ci sont vouées aux changes fixes ou aux blocs monétaires (union monétaire, caisse d'émission ou dollarisation) ? Cette démarche rencontre une série de problèmes conceptuels (qu'est-ce qu'une " petite économie " ? une " petite monnaie " ? qu'est-ce que l'autonomie monétaire ?) mais la principale difficulté tient à la question elle-même car il n'est pas très courant dans la littérature de se demander à quelles conditions l'existence de monnaies nationales est-elle économiquement justifiée. Sur le plan empirique, les données relatives aux petites et très petites monnaies sont difficiles à obtenir, incomplètes et pas toujours significatives. La 1ère partie vise à établir la préférence des économies en développement pour les changes fixes et à étudier la difficulté des économies émergentes pour stabiliser leur taux de change tout en libéralisant leur système financier. La 2ème partie est centrée sur les petites économies et s'interroge sur leur spécificité en matière de régime de change, en analysant différentes formes d'union monétaire. La conclusion est que l'avenir monétaire de la Nouvelle-Calédonie, à partir du franc CFP actuel et de la coopération future avec la France et l'UE, est à rechercher dans une " dollarisation " négociée, introduisant l'euro comme monnaie légale de manière bilatérale (France) ou multilatérale (UE).

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Informations

  • Détails : 1 vol. (415 p.)
  • Notes : Reproduction autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 361-367

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Service Interétablissement de la documentation (Saint-Martin-d'Hères, Isère). Bibliothèque universitaire Droit-Lettres.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : 205141/2005/2
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