La mécanique des secrets d'Ifa : compétences et savoir-faire des babalawo dans un rituel divinatoire cubain à La Havane

par Alain Konen

Thèse de doctorat en Sciences religieuses

Sous la direction de Anne-Marie Losonczy et de Philippe Jespers.


  • Résumé

    Les recherches ethnographiques afro-cubaines énoncent que les rites qu’elles étudient sont marqués par des origines africaines, que ce soir par leurs procédés divinatoires, leurs divinités, leurs mythes et leurs langages rituels. Ces mêmes recherches n’ont porté qu’un intérêt limité à l’étude des opérations divinatoires qui activent les rituels initiatiques ou thérapeutiques qu’elles décrivirent. Stimulé et aidé par le riche apport de mes prédécesseurs ethnographes, j’offre une description ethnographique extensive de la divination Ifa, et j’explicite comment elle participe par le jeu des opérations formelles aux rituels initiatiques, et aboutit à la construction de charges rituelles. Dans ma recherche menée à La Havane, j’ai adopté le point de vue des babalawo, les spécialistes rituels de la divination Ifa. C’est à travers une description personnelle et détaillée d’un cycle rituel se rapportant à la vie prénatale d’un individu et se terminant par la mort du « religieux » que je précise quelle est la valeur du rituel divinatoire Ifa. Je porte mon attention sur deux grands problèmes auxquels tout babalawo doit faire face dans l’exercice de la divination Ifa : comment obtenir des signes divinatoires et comment les interpréter. A l’aide des matériaux ethnographiques que j’ai récoltés, d’une part j’expose comment le discours du babalawo (ses énoncés, ses interprétations, ses prescriptions) s’inscrit dans un champ sémantique normé par des règles qui le construisent et l’orientent, et d’autre part je décris une typologie des 256 signes du corpus divinatoire Ifa en relation avec leur vaste contenu propositionnel qui forme un répertoire absolu de « toutes les choses du monde ». Tout en ne perdant pas de vue que la pertinence d’une consultation divinatoire Ifa tient par son rapport à une occurrence événementielle du consultant, je montre que les opérations de la divination Ifa obéissent aussi bien à des règles générales et obligatoires, qu’elles dépendent de l’herméneutique personnelle de chaque babalawo ; le ritualisme l’emportant sur les spéculations. Dans ma recherche, ,je décris le savoir-faire des babalawo, je précise le cadre normatif de son déploiement et j’explicite pourquoi les signes divinatoires Ifa ne sont pas de pures abstractions, mais des représentations qui débouchent sur des actions concrètes.


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  • Détails : 1 vol. (519 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 501-512. Glossaire

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