Etude des mécanismes conditionnant l’interruption d’un exercice sous maximal fatigant

par Ludovic Rochette

Thèse de doctorat en Sciences et techniques des activités physiques et sportives

Sous la direction de Romuald Lepers.

Soutenue en 2006

à Dijon .


  • Résumé

    Deux mécanismes nerveux gouvernent le processus de fatigue lors d’une contraction isométrique sous maximale maintenue le plus longtemps possible (i. E. Temps limite). Le premier régule le niveau d’activité des muscles et conditionne l’interruption de la contraction ; le second module l’activité parmi un groupe de muscles synergistes et favorise la poursuite de l’exercice fatigant. La première étude montre que la configuration structurelle d’un groupe de muscles synergistes influence le temps limite. La deuxième étude montre que le temps limite dépend de l’amplitude des influx nerveux excitateurs et inhibiteurs se projetant sur le pool de motoneurones. Celle-ci est d’autant plus importante que la contraction est instable. La troisième étude montre qu’une augmentation de la coactivation des motoneurones α et γ intensifie la sensibilité de la boucle réflexe afin de répondre rapidement à un changement de position inattendue en condition instable. Le temps limite s’en trouve altéré. Malgré ses spécificités, l’exercice considéré s’approprie à une problématique d’envergure relative aux mécanismes déterminant l’interruption d’un exercice sous maximal.

  • Titre traduit

    Mechanisms that contribute to task failure during submaximal contractions


  • Résumé

    During submaximal isometric contraction sustained until task failure, neural mechanisms of muscle fatigue include those that contribute to the muscle activation and others that regulate the distribution of activity among the involved muscles. From these mechanisms, only those regulating muscle activation seem to be implicated in the termination of the task. The first study highlights potential influence of the muscles group architecture onto the muscular endurance capacity. The second study shows that time to task failure depends on the amount of excitatory descending drive and inhibitory feedback that falls on the motor neuron pool. The less stable is the task, the greater is the amplitude of both excitatory and inhibitory inputs to spinal cord. The third study demonstrates that during such contraction, an augmentation of α - γ coactivation (motor neuron) might contribute to the greater sensitivity of the stretch reflex and then reduce endurance time. Despite its specificity, this exercise must be used to define mechanisms that determinate the end of a fatiguing exercise, which constitute the main goal to further investigations focusing on muscular fatigue.

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Informations

  • Détails : 1 vol.(144 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 131-143, [190] réf.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Bourgogne. Service commun de la documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TDDIJON/2006/50
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