Thèse soutenue

Étude de l'impact des radionucléides rejetés par les installations nucléaires du Nord Cotentin sur l'huître creuse Crassostrea gigas : analyse de l'expression de marqueurs moléculaires de stress

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Emilie Farcy
Direction : Jean-Marc LebelBruno Fiévet
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Physiologie, biologie des organismes, populations, interactions
Date : Soutenance en 2006
Etablissement(s) : Caen

Résumé

FR  |  
EN

Ce travail de thèse vise à étudier l'impact potentiel des radionucléides rejetés par les installations nucléaires du nord Cotentin sur l’huître creuse Crassostrea gigas. Un des principaux objectifs de la thèse a consisté à définir des marqueurs susceptibles de témoigner d’un effet d'une irradiation chronique bas niveau. L’accent a été mis sur l’expression de gènes impliqués dans diverses fonctions de régulation du stress cellulaire, au niveau transcriptionnel. Un premier travail de clonage a permis l'identification de 4 nouveaux ADNc codant pour des marqueurs de stress chez l'huître creuse et l'ormeau. Dans un deuxième temps, des mesures in situ ont permis de mettre en évidence que le niveau d'ARNm des gènes étudiés est naturellement très variable en fonction des individus et de la saison. La comparaison du niveau d’ARNm entre des sites exposés et un site de référence situé sur la côte atlantique a révélé que les variations de ces marqueurs ne semblent pas influencées par les rejets de l’industrie nucléaire dans le nord Cotentin. Enfin, la mesure des concentrations en radionucléides dans les huîtres des sites exposés a montré que les concentrations en radionucléides artificiels sont très faibles par rapport à la radioactivité naturelle. En laboratoire, l’exposition des huîtres à des concentrations de radionucléides plus élevées que dans l'environnement a permis de mettre en évidence deux gènes, candidats potentiels pour l’étude des effets des radiations ionisantes en situation de chronicité et faible dose chez l’huître : les gènes codant pour MT et MXR. L’induction transcriptionnelle de ces deux gènes a été confirmée en réponse à des fortes doses d’irradiation aiguë