Histoire, mémoire et cultures politiques : essai d'interprétation à partir de l'exemple français de 1974 à nos jours : l'odysée de Clio et Mnémosyne au pays de Marianne

par Gwénael Lamarque

Thèse de doctorat en Histoire politique

Sous la direction de Sylvie Guillaume.

Soutenue en 2006

à Bordeaux 3 .


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  • Titre traduit

    The political cultures between history and memory : the example of France (1974-2006)


  • Résumé

    S'inscrivant dans un contexte culturel et historiographique dit du " memory boom ", cette thèse se propose d'explorer les voies selon lesquelles le passé resurgit au cœur de la vie publique française et plus exactement au prisme des huit principales cultures politiques hexagonales : communiste, socialiste, écologiste, radicale, démocrate chrétienne, libérale, gaulliste et frontiste. Elle s'organise selon une architecture ternaire, en essayant de montrer tout d'abord, que la mémoire d'une culture politique se construit tout dans un état de tension plus ou moins latent entre l'histoire, qui demeure le substrat sur lequel elle s'enracine, et le pouvoir, à l'origine même de stratégies concurrentes en vue de sa conquête ou de sa conservation, qui influent directement dans la gestion et la mobilisation du passé. Une fois cette contextualité établie, il s'agit ensuite d'entrer à la manière d'un chirurgien dans les entrailles de Mnémosyne, afin d'en proposer des grilles de lectures possibles, c'est-à-dire les prémisses d'une anatomie fonctionnelle, plutôt qu'une anthologie complète. À la fois culte et culture, la mémoire exerce en effet un véritable pouvoir au sein d'une culture politique : elle lui sert constamment de référent, parfois même de guide, et lui fournit un nombre incalculable d'occasions et de lieux pour se souvenir, raffermissant à chaque fois un peu plus sa cohésion. Loin de passer aux oubliettes, Clio ressurgit enfin régulièrement entre la mémoire et le pouvoir, pour être à son tour utilisée par les différentes cultures politiques dans une perspective souvent conflictuelle. Elle semble en France revêtir une place très particulière, à la confluence entre un enjeu politique majeur et la raison d'État. Alors qu'en effet l'histoire, en tant que connaissance, fait l'objet de pressions plus ou moins constantes en vue de son exploitation ou de son détournement ; l'évocation même de l'Histoire est généralement l'occasion d'affrontements et de crispations ponctuelles dans la vie publique.

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Informations

  • Détails : 4 vol. (546, 237 f)
  • Annexes : Bibliogr. : f. 8-108

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