Formes organisationnelles et compétitivité internationale : une application à l'hôtellerie restauration
| Auteur / Autrice : | Jean-Christophe Lefevre |
| Direction : | Bernard Guilhon |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences économiques |
| Date : | Soutenance en 2006 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille 2 |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'économie et de finances internationales (Les Milles, Bouches-du-Rhône) |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
L’idée générale est de montrer que la franchise, lato sensu, a été l’innovation organisationnelle qui a permis à de grands groupes d’hôtellerie-restauration de se former et de devenir les plus performants au niveau international. La théorie traditionnelle de l’internalisation, fondée sur l’économie des coûts de transaction, appliquée aux services et plus particulièrement l’hôtellerie-restauration se révèle comporter deux défauts fondamentaux : d’une part le point de vue dichotomique entre le marché et la hiérarchie et d’autre part l’absence de l’aspect stratégique. Pour dépasser le premier défaut, nous reprendrons l’idée qu’il existe un modèle organisationnel hybride de coopération qui a permis à des entreprises pionnières de dupliquer leur standard de service rapidement et de donner naissance aux chaînes intégrées en hôtellerie. Pour dépasser le second défaut, l’aspect stratégique est introduit au moyen de la théorie des jeux. L’avantage concurrentiel créé par l’usage de ces nouvelles structures hybrides dans le secteur de l’hôtellerie-restauration apparaît clairement. La recherche de capitaux, le partage des risques, le partage de la rente entrepreneuriale nous permettent de mettre en évidence l’influence de l’interaction entre franchiseur et franchisé et surtout la difficulté d’assurer une protection légale de l’innovation dans le secteur des services. Les salariés ou les partenaires en tant qu’agents de transaction adoptent aussi des comportements stratégiques.