Croissance et environnement dans le modèle à générations imbriquées : analyse dynamique et évaluations des politiques publiques

par Fabien Prieur

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Alain Venditti et de Mabel Tidball.

Soutenue en 2006

à Aix Marseille 2 .


  • Résumé

    Afin d’aborder les problématiques environnementales d’importance, nous recourons au modèle de croissance à générations imbriquées. Notre objectif est d’abord de reconnaître que le processus de régénération de la nature s’épuise avec le franchissement de seuils critiques de dommages. La prise en compte de la potentielle irréversibilité de la pollution implique qu’un développement économique non régulé peut conduire l’économie polluante vers une trappe de pauvreté. De plus, les fondements théoriques de l’émergence de la courbe de Kuznets environnementale sont clairement remis en cause. L’engagement des agents privés dans une activité de dépollution se révèle insuffisant pour guider l’économie sur un sentier de croissance durable. Nous démontrons ensuite qu’une régulation par les permis est une politique performante, à condition de respecter des règles précises pour la fixation du quota global d’émission, du point de vue de sa faculté à protéger l’économie de la convergence vers une trappe de pauvreté. Une fois placé dans le contexte d’absence de trappes, nous montrons également que la politique environnementale n’est pas forcément synonyme d’un ralentissement de la croissance, son renforcement pouvant même engendrer un double dividende. Enfin, nous appréhendons le problème posé par la définition du quota d’émission. Le principe consiste à supposer que l’engagement de l’économie dans le contrôle de la pollution se traduit par l’imposition d’un quota exogène. Lorsque la politique est suffisamment stricte, nous montrons qu’il est possible de dépasser la rigidité imposée par le quota et même d’atteindre l’optimum social par le recours à la politique de segmentation du marché des permis.


  • Résumé

    In this study, we deal with topical environmental issues by having recourse to the overlapping generations model of growth. First, our purpose is to recognize that the recovery process of nature is finite and vanishes beyond a critical threshold of damage. Considering the potential irreversibility of pollution implies that the development process can drive the polluting economy to a poverty trap. Moreover, the theoretical explanations of the environmental Kuznets curve are seriously challenged since the private agent’s investment in abatement fails to promote sustainable growth. Then, we show that regulating pollution with permits is an effective policy, provided that some precise rules concerning the choice of the global quota on emissions are respected, from the view point of its ability to protect the economy against the convergence toward a poverty trap. Once we have set conditions excluding traps, we also prove that environmental policy does not necessarily mean a slackening in growth. Its reinforcement can even produce a double dividend. Finally, we address the issue of the definition of the emission quota. We assume that the economy’s commitment in pollution control goes through the setting exogenous quota. When the permits system is too latitudinarian, it is possible to exceed the rigidity imposed by the quota and to achieve the social optimum by implementing a policy consisting in the segmentation of the permits market.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (203 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 194-203

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  • Bibliothèque : Université d'Aix-Marseille (Aix-en-Provence. Ferry). Service commun de la documentation. Bibliothèque de sciences économiques et de gestion.
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  • Cote : PRI 2006
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