Etude quantique de la réactivité du bore en milieu graphitique

par Andrei Jelea

Thèse de doctorat en Physicochimie. Analyse et spectrométrie moléculaire

Sous la direction de Alain Allouche.

  • Titre traduit

    Quantum study of the boron reactivity in the graphite environment


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  • Résumé

    Le dopage au bore est une des solutions proposées pour limiter l'érosion chimique des composants en graphite protégeant les premières parois des machines à fusion nucléaire. Cette érosion chimique est principalement due à la rétention des isotopes de l'hydrogène. L'élément chimique le mieux adapté à l'extraction des atomes d'hydrogène piégés est l'oxygène. La présente étude théorique traite par des calculs DFT, statiques ou de dynamique moléculaire, d'une part les propriétés fondamentales des surfaces du graphite dopé par le bore et d'autre part les réactions oxygène-hydrogène sur des surfaces de graphite pur ou dopé. Le dopage par substitution à environ 12 at. % B diminue d'un facteur 3 à 5 fois les énergies d'activation des réactions oxygène-hydrogène selon le mécanisme de Langmuir-Hinshelwood. Ce qui signifie que l'élimination de ces polluants sous forme de molécules d'eau est fortement facilité par la présence du bore. Des résultats analogues ont été obtenus pour un taux de dopage de 25 at. % B. La distribution du bore dans la surface doit être uniforme, les zones de forte concentration induisant des changements de structure ayant des conséquences sur la réactivité chimique. Parallèlement à son action sur les réactions d'oxydation, le bore renforce la rétention des atomes d'hydrogène dans le matériaux puisque le rapport H/C à la saturation pour la surface dopée à 11 at. % B est plus élevé (81. 5%) que sur une surface de graphite pur (environ 40 %). Néanmoins, cet effet étant contrebalancé par une plus grande mobilité de l'hydrogène qui facilite les réactions de recombinaison, les réactions d'oxydation sont plus efficaces sur la surface dopée. La dynamique moléculaire corrobore complètement ces résultats aux températures d'intérêt pour les tokamaks. Il en résulte que suivant la chimie quantique, l'oxygène atomique est un bon agent de déshydrogénation, la présence du bore augmentant le rendement de la déshydrogénation. La boronisation dans les machines à fusion se réalise par un plasma d'hydrures. L'interaction de ces composés avec une surface de graphite a donc également été étudiée. Les hydrures de bore se chimisorbent sur les surfaces de graphite. Certaines d'entre elles, étant réactives à l'état adsorbé, peuvent servir de point de départ pour la croissance de films carbone-bore

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Informations

  • Détails : 1 vol. (VIII-107 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliographie en fin de chapitres

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