L'oral comme fiction : stylistique de l'oralité populaire dans le théâtre de Michel Tremblay (1968-1998)

par Mathilde Dargnat

Thèse de doctorat en Cognition, langage, éducation

Sous la direction de Lise Gauvin et de Marie-Christine Hazaël-Massieux.

Soutenue en 2006

à Aix Marseille en cotutelle avec Montréal .


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  • Résumé

    Comment se construit la représentation de l'oral dans les textes dramatiques et dans les transcriptions linguistiques ? Cette représentation est-elle stable ? Telles sont les questions qui sous-tendent notre réflexion. Ce travail est consacré à une comparaison entre l'image de l'oral véhiculée par une oeuvre théâtrale (cinq pièces de l'écrivain québécois, Michel Tremblay) et par une transcription linguistique (corpus "Sankoff-Cedergren et Montréal 84"). Il aboutit à deux conclusions. D'une part, la comparaison systématique de corpus littéraire et linguistique met en évidence les contraintes différenciées qui pèsent sur le codage de l'oralité (aux niveaux graphique, syntaxique et énonciatif). D'autre part, l'oralité apparaît dans le corpus littéraire non seulemnt comme un paramètre sociolinguistique, mais aussi comme une composante de l'organisation fictionnelle narrative. L'oralité est ainsi doublement fictionnelle, à la fois imaginaire social de la langue et élément d'un univers narratif et affectif. Du point de vue méthodologique, l'étude repose sur l'utilisation du logiciel "Weblex" (http://web lex. Ens-lsh. Fr/wlx/), qui permet de comparer les différentes transcriptions de mots et de locutions caractéristiques de l'oral, et de mettre en évidence les choix techniques ou esthétiques des transcripteurs et de l'écrivain. Par ailleurs, à l'intérieur du corpus littéraire, on peut faire apparaître des profils linguistiques pour les différents personnages, ou encore dessiner une évolution stylistique du traitement de la fiction langagière sur trente ans (1968-1998). Du point de vue théorique, la question centrale est celle de la nature des "filtres" de l'oral. Ce travail montre une double nécessité : a. La nécessité d'une définition précise des catégories linguistiques pour constituer (annoter) et exploiter des corpus de langue non standard, qu'il s'agisse de transcriptions d'entretiens ou de littérature ; b. La nécessité d'articuler la description de la langue avec les aspects culturels et affectifs, pour mieux comprendre les trois dimensions (linguistique, symbolique et esthétique) du phénomène de l'oralité.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (592, A170 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. pp. 531-583

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  • Bibliothèque : Université d'Aix-Marseille (Aix-en-Provence. Schuman). Service commun de la documentation. Bibliothèque universitaire de lettres et sciences humaines.
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