Essays on the determinants of growth rates differences among economies : bringing together evolutionary and post-keynesien growth theories

par André Lorentz

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Giovanni Dosi et de Patrick Llerena.

Soutenue en 2005

à l'Université Louis Pasteur (Strasbourg) .

  • Titre traduit

    Essais sur les sources des différentiels de croissance entre économies : rapprocher les théories post-keynésiennes et évolutionnistes de la croissance


  • Résumé

    Les facteurs expliquant la persistance de différences de taux de croissance entre économies est un sujet de recherche récurrent en sciences économiques, comme le montre le développement récent des Nouvelles Théories de la Croissance. Ce dernier a eu pour effet d'éclipser des pans de la littérature proposant des alternatives intéressantes dans la compréhension des facteurs de divergence entre économies. Nous proposons, au travers de cette thèse, un cadre d'analyse basé sur les éléments proposés par deux de ces approches alternatives. L'approche kaldorienne permet une représentation plus complète du cadre macro-économique, capturant ainsi certains effets des dynamiques macro-économiques sur le changement technique, ce que ne permet pas l'analyse évolutionniste. Pour autant, cette dernière apporte une compréhension microéconomique du processus de changement technologique, manquant à l'approche kaldorienne. La première partie de notre thèse met en évidence leur caractère complémentaire, leur rapprochement permettant une représentation plus complète du processus de croissance. La seconde partie se concentre sur le changement technologique. Après avoir vérifié la loi de Kaldor-Verdoorn, représentation kaldorienne du changement technique, au travers d'estimations empiriques, nous montrons qu'une telle loi constitue une propriété émergente d'un modèle microéconomique évolutionniste. Dans la troisième partie, nous transposons les éléments complémentaires des deux approches dans des modèles macro-économiques. Ces modèles proposent une modélisation évolutionniste du changement technique intégrées dans un cadre macro-économique inspiré par les modèles kaldoriens. Les composants macro-économiques agissent comme des contraintes sur les processus micro-économiques liés au changement technologique. Ces contraintes sont elles mêmes affectées par ces processus microéconomiques. Ainsi ces modèles intègrent un ensemble de retours des niveaux macro à micro mais également micro à macro.


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Understanding why growth rates differ among economies is an age-old issue in economics. The developments of the New Growth Theory brought this issue back at stake in the economic debate. The aim of our work is to provide an alternative analysis relying on both Post-Keynesian and Evolutionary approaches. The Kaldorian concept of cumulative causation provides the Evolutionary analysis with a more embracing macro-economic framework able to capture the macro-constraints affecting micro-dynamics, while the Evolutionary approach provides Kaldorians with a micro-founded analysis of the dynamics underlying the process of technological change. After this first introductive part, the second part of this work focuses on the analysis of increasing returns and productivity dynamics by relying on the use of the Kaldor-Verdoorn Law. We first, make use of empirical analysis to show that the law still holds. We then revert to an evolutionary micro-founded model of technical change to show that this Law emerges as an aggregated property of these micro dynamics. In the third part of the work, we translate the combination of the two streams of literature into macro simulation models. The models developed draw on evolutionary micro-foundations for technical change. These micro-dynamics are then integrated within macro-frames inspired by the cumulative causation models. Macro-dynamics rely on demand dynamics, affecting firms' ability to invest and therefore to mutate but being themselves subject to the micro-level productivity dynamics. The macro-components act on the micro-dynamics as macro-constraints. These macro-constraints are themselves directly affected by micro-dynamics. Our models therefore integrate to the evolutionary frame a set of feedback mechanisms from macro-to-micro but also from micro-to-macro.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (XVIII-272 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 221-228

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  • Bibliothèque : Université de Strasbourg. Service commun de la documentation. Pôle Européen de Gestion et d'Economie.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TH/2005/LOR
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