Daniel Spoerri et le Eat Art : rites et materiaux de l’alimentation dans l’art contemporain

par Géraldine Fassier-Girard

Thèse de doctorat en Histoire de l'art contemporain

Sous la direction de Jean-Marc Poinsot.

Soutenue en 2005

à Rennes 2 .


  • Résumé

    Qu’est-ce que le Eat Art ? Est-ce un synonyme générique d’art comestible, un mouvement institué par Daniel Spoerri ou bien un développement capital à son concept du tableau-piège ? La question de sa définition devenait urgente afin de combattre, à travers sa description et son inventaire, les fausses informations circulant à son sujet. Au commencement de l’aventure du Eat Art, il y a les reliefs de table du tableau-piège de Daniel Spoerri, avant que sa mise en scène n’aboutisse à la transformation de galeries d’art en restaurants prétextes à leur fabrication par les spectateurs. L’exil sur l’île grecque de Symi (1966-1967) et le choc culturel dont Spoerri est victime auront enfin raison de ce concept initial dont l’application aurait été une aberration. L’artiste libéré se consacre alors à ce qui est devenu le plus important pour lui : se nourrir. L’écriture prend le relais de son appropriation obsessionnelle de l’objet et dans ses « romans de cuisine », il consigne chaque jour ce qu’il mange et comment il l’a préparé, tout en y mêlant des anecdotes sur la vie des habitants de l’île. Son retour à la civilisation marque lui aussi un tournant puisqu’il décide de devenir restaurateur et ouvre en 1968 à Düsseldorf le Restaurant Spoerri que les clients sont libres de considérer comme un lieu de happening permanent ou un restaurant ordinaire. En 1970, la Eat Art Galerie accompagne l’idée d’exposition et de diffusion du Eat Art. Spoerri devient alors le promoteur des Editions Eat Art, des multiples d’art comestible réalisées par des amis artistes. En parallèle, le Chef Spoerri poursuit son organisation de banquets en explorant les thèmes les plus divers. De la cuisine astrologique aux dîners travestis, tous transgressent certains tabous alimentaires et répondent à une désorganisation de perception des sens. Enfin un second souffle est offert au Eat Art dans les années 1980 lorsque Daniel Spoerri, devenu professeur d’art, en fait l’objet principal de son enseignement.

  • Titre traduit

    Daniel Spoerri and eat art : rites and materials of the alimentation in contemporary art


  • Résumé

    What is Eat Art ? Is it a synonym of food art, a movement instituted by Daniel Spoerri it’s either a capital development of his « tableau-piege » concept ? The question of its definition began urgent in order to fight, through its description and inventory, wrong informations circulated on that subject. At the beginning of the Eat Art’s adventure there are « reliefs de table » of Daniel Spoerri’s « tableau-piège » concept, before its production leads to the galleries’s transformation in restaurants pretext to their making by members of the audience. The exile in Symi’s greek island (1966-1967) and the cultural shock he’s victim will get the better of its initial concept whose the application will be an aberration. The freed artist devotes oneself to the thing will be become the most important for him : to eat. Writing takes over from his object’s obsessional appropriation and in his « cooking novels », every day he writes that he eats down and how he cooks that, to combine anecdotes about island’s people in the same time. His return to the civilization shows a turning point too he decides to become restaurant owner and opens in 1968 in Düsseldorf the Restaurant Spoerri that customers are free to consider it to be a continuous happening’s place or an ordinary restaurant. In 1970, the Eat Art Gallery accompanys the idea of exhibition and circulation of Eat Art. So Spoerri becomes the promoter of Eat Art’s Editions, some edible art’s multiples done by artists friends. At the same time, the Chef Spoerri continues his feasts’s organisation to explore some various themes. From astrologic cooking to dinners in disguise, all break some dietary taboos and respond to a disorganization of senses’s perception. Finally Daniel Spoerri puts new life into Eat Art in the eighties when, became professor of art, he makes it the principal object of his teaching.

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Informations

  • Détails : 2 vol., (634 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 605-629. Index

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  • Bibliothèque : Université Rennes 2 - BU centrale (Rennes).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TR RENNES 2005/28/1

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  • Bibliothèque : Université Rennes 2 - BU centrale (Rennes).
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 2005/REN2/0014
  • Bibliothèque : Institut national d'histoire de l'art. Collections Jacques Doucet (Paris). Bibliothèque.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : MFiche 223/3293
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