Diderot : les Salons - modernité - postmodernité : pour une archéologie de la communication sociale et culturelle
| Auteur / Autrice : | Charles Philippe Assembe Ela |
| Direction : | Francine Markovits Pessel |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Philosophie |
| Date : | Soutenance en 2005 |
| Etablissement(s) : | Paris 10 |
Mots clés
Résumé
Diderot arrive en philosophie par les Belles-lettres. Le parcours de cette oeuvre fleuve impose trois observations. La première relève une pensée disséminée irréductible à la seule Encyclopédie. La seconde fait état d'un esprit des marges qui sait jouer des limites du savoir institutionnel. La troisième regarde l'engagement existentiel et inébranlable de ce citoyen qui signe d'un anonymat bruyant l'un des textes de société le plus révélateur de sa carrière d'écrivain. En 1748, il écrit sous le couvert ''d'un citoyen zélé''. Or dans les années 1745 et 1770, les zèles religieux et politique constituent sa principale raison de philosopher. Comment appréhender cette double posture ? Le texte de 1748 fait la médiation entre les académiciens et les artisans. Ceux de 1745 et 1770 arbitrent les tensions sociales. Le premier a trait aux frictions du politique et du religieux. Le second investit les rapports du ''petit peuple'' avec les technocrates. ''Libéral'' et ''anarchique'', le mode de pensée ''salon'' séduit et inquiète. Frivole et sévère, il déploie une méthode ''expectante'' mettant en relief une casuistique communicationnelle.