La gestion des ressources marines en perliculture dans la zone pacifique : au Japon, en Australie et en Polynésie française, les leçons de l'expérience japonaise

par Ingrid Prokop

Thèse de doctorat en Études extrêmes-orientales

Sous la direction de Jean-Jacques Tschudin.

Soutenue en 2005

à Paris 7 .


  • Résumé

    Alors que le Japon est le pays inventeur des techniques de production des perles de culture et que l'image des perles blanches est bien souvent associée à des noms comme Mikimoto ou Tasaki, très peu de travaux académiques ont été menés sur ce sujet et encore moins sont disponibles en langues occidentales. L'image romantique des pêcheuses de perles ramassant les perles sur les fonds marins est démantelée face à une industrie perlière basée sur les dernières techniques de pointe et qui génère des dizaines de milliards de yens par an à l'export. Le rôle central du Japon dans le commerce mondial de la perle est en perte de vitesse en raison de la structure-même de l'industrie perlière japonaise, une structure monopolistique du Japon sur la production et la distribution perlières avec une production axée uniquement sur la perle akoya. Une "nouvelle structure " est en train d'émerger remettant en cause l'ancienne et prenant en compte les réalités du marché mondial. La chute catastrophique de la production perlière japonaise due à des taux de mortalité anormalement élevés des huîtres perlières nous rappelle également que cette industrie dépend du maintien des conditions environnementales à leur optimum. La stabilité de la production est donc inextricablement liée à la réglementation d'accès à la mer ainsi qu'aux multiples utilisations du milieu. Il apparaît nécessaire que toute l'industrie perlière se réadapte au cœur-même de son industrie : la production. Les perles de culture sont issues d'un processus intimement lié au respect des limites supportables du milieu marin afin de produire ce que le marché demande : des perles de qualité.


  • Résumé

    Even though Japan is the first country to have produced cultured pearls with corporate names like Mikimoto and Tasaki becoming synonymous with the pearl industry itself, little academic work bas been done on the subject with even fewer Works being available in occidental languages. The traditional image of Japanese women divers gathering pearls from the seabed is dismantled in the face of a Japanese industry based on the latest techniques in biotechnology and generating tens of billions of yen per year. Japan's position at the center of the world pearl business bas faded due essentially to the structure of the Japanese pearl industry itself. A structure, reflecting Japan's monopoly of production and distribution, focused almost uniquely on production with an over emphasis on the akoya pearl is being forced to restructure to one recognising competitive production from abroad, a diversification of pearl products and vigorous attention to marketing and distribution in the global economy. The decline in akoya pearl production resulting from a high mortality rate of the pearl oyster reminds us that this industry is dependant upon the maintenance of a marine environment at its optimal natural condition. Production stability is inextricably connected to both the regulation of access to the sea and to the competing alternative usages of the sea which in some cases have brought about degradation of the marine environment. There is a need to readapt the whole pearl industry to a new paradigm: pearl culture is a unique process irrevocably demanding total respect for natural boundaries in the marine environment so as to produce what the market is asking for : quality pearls.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (429 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 323 ref.

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  • Cote : TL (2005) 049

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